Le Népal est confronté aux mêmes problèmes logistiques que peuvent rencontrer tous les pays enclavés, à savoir trouver des voies rapides, sûres et peu onéreuses pour faciliter leur commerce international. Au cours des cinq dernières années, le commerce népalais a doublé. Pour y répondre, Mærsk Line a décidé de revoir sa logistique avec le pays himalayen. En effet, jusqu'à présent, l'armement danois utilise le port de Calcutta et la voie ferroviaire pour rejoindre le royaume du Népal. Pour ce faire, la compagnie maritime a décidé de doubler les services avec le Népal en utilisant une liaison entre le port de Visakhapatnam, en Inde, et le port sec de Birgunj, à la frontière entre l'Inde et le Népal. Mærsk prévoit entre cinq et six liaisons par mois entre les deux points et viendra en complément des services offerts par le port de Calcutta. De plus, le directeur général de Mærsk en Inde, Steve Felder, a annoncé l'ouverture d'une agence à Katmandou dans le cadre de la politique du groupe de "se rapprocher des clients". 

Le port sec de Birgunj se plaint de salissures

Le lien ferroviaire entre le port de Visakhapatnam et Birgunj sera en connexion directe avec le service Chennai Express qui escale toutes les semaines dans le port indien. Quant à la liaison ferroviaire, qui a été mise sur pied en coopération avec l’opérateur ferroviaire indien, Concor, permet de réaliser aussi les formalités douanières à l’arrivée au Népal. Cette liaison devrait réduire considérablement le temps de transport entre le port et le Népal. Aujourd’hui, un conteneur transitant par Calcutta se réalise en 14 jours. La nouvelle liaison ferroviaire avec Visakhapatnam dure seulement sept jours. « Ce nouveau service est destiné à offrir aux clients des facilités pour commercer avec le reste du monde et d’avoir un système simple et transparent », continue le directeur général de Mærsk en Inde.