le terminal de Pauillac est notamment le point modal de la logistique Airbus pour le transport des éléments de l’A380 ©DR

 

Le Grand Port Maritime de Bordeaux et son terminal médocain de Pauillac ont été choisis comme unique porte de sortie européenne des éléments des lanceurs Ariane 6.

Hub d’ores et déjà, depuis plusieurs années, de la logistique des éléments de l’A380 pour Airbus, le terminal en rive gauche de Pauillac* pourrait à l’horizon 2020 servir aussi de base de rapatriements par voie terrestre, maritime et fluviale des différentes pièces des futurs lanceurs Ariane 6 développés par l’Agence spatiale européenne (ESA). Remplaçant l’actuelle fusée Ariane 5, Ariane 6, le dernier né de la famille des lanceurs, capable de propulser tout type de charge sur une orbite optimisée, devrait effectuer un premier tir à Kourou en Guyane en juillet 2020 et faire l’objet en effet d’une fabrication en série de ces diverses pièces dans plusieurs sites européens, notamment aux Mureaux, en région parisienne, en Italie, mais aussi dans le Sud-Ouest de la France où sera réalisée la fabrication des tuyères de booster au sein de la société Héraclès.

La disponibilité des infrastructures portuaires dans le Médoc, les années d’expérience revendiquées du port de Bordeaux en matière de logistique aéronautique et la présence de 3 500 collaborateurs dans la métropole Bordelaise de ArianeGroup (groupe issu de la fusion en 2016 de Safran et Airbus), maître d’œuvre des lanceurs Ariane, auraient imposé le terminal de Pauillac comme porte de sortie à destination du centre spatial guyanais. « Les différents éléments d’Ariane 6 seront ainsi rapatriés sur Pauillac pour ensuite être envoyés en Guyane à bord d’un navire neuf et dédié sur un rythme de transport maritime d’environ un lanceur par mois », indique Étienne Naudé, directeur de la Stratégie et du Développement au port de Bordeaux.

--- Marianne Peyri ---

* Près de 710 000 tonnes de marchandises transitent chaque année par le site de Pauillac.