Le MSC Azov, construit en 2014, est affrété jusqu’en décembre 2026. ©DR

Le propriétaire grec de porte-conteneurs et de vraquiers, qui vient de présenter ses résultats pour le premier trimestre, a indiqué que sa flotte de 76 porte-conteneurs est entièrement affrétée pour cette année et couverte à 95 % pour 2023.

Aucun navire disponible à court terme pour le propriétaire de navires. Alors que ses liquidités s’élevaient à 640 M$ fin mars, la trésorerie devrait être confortée en 2022 et 2023. La flotte de Costamare (76 porte-conteneurs) va connaître le plein emploi en 2022 et est déjà affrétée à 95 % pour 2023. Les revenus contractuels pour la flotte de porte-conteneurs totalisent 3,3 Md$ avec une durée d'affrètement à temps de 4,1 ans.

Sur le segment du vrac sec, la société grecque a signé un total de 49 accords d'affrètement depuis le début de l’année. Parmi ceux-ci, le Damon (63 227 tpl construit en 2012) a été fixé à un taux journalier de 35 000 $ pour une période d'environ un mois, le Norma (58 018 tpl, construit en 2010) au prix de 45 000 $/j pour 70 jours, ou le Libra (56 729 tpl, construit en 2010) à un tarif quotidien de 37 000 $ pour une durée de 50 à 120 jours.

Des revenus qui ont doublé 

La vente du Thunder, d'une capacité de 57 334 tpl (2009), qui devrait être conclue au deuxième trimestre 2022, devrait générer par ailleurs une plus-value estimée à 3,6 M$ tandis que la cession du porte-conteneurs de 2 458 EVP, le Messini, construit en 1997, devrait lui rapporter 17,8 M$.

« Au cours du premier trimestre, la société a enregistré de solides résultats : les revenus ont plus que doublé pour atteindre environ 270 M$ et le résultat net s’est élevé 115,4 M$ contre 60,5 M$ pour la même période de l'année dernière », indique Gregory G. Zikos, le directeur général de Costamare, pour lequel les fondamentaux et les taux d'affrètement élevés pour le marché des conteneurs restent inchangés en raison du congestion qui ne s’essouffle pas.

Quant au vrac sec, « le marché continue d'être fort, les petits navires obtenant une prime par rapport aux plus grands, et bénéficiant également des défaillances des porte-conteneurs. La dynamique de l'offre et de la demande reste saine, soutenue par un carnet de commandes historiquement bas », ajoute le dirigeant. Les vraquiers ont en effet épongé les surplus de marchandises que les porte-conteneurs n’ont pas pu embarquer en raison des capacités contraintes. Du fret qui leur revenait jadis avant que les boîtes ne le leur dérobent.

A.D.