Lors de la première opération de soutage du CMA CGM Bali par le Gaz Vitality de TotalEnergies. ©AD

Selon les dernières données de la société de classification DNV, le GNL est de plus en plus privilégié dans les nouvelles commandes de navires. En mai, le gaz naturel liquéfié s’est imposé dans une trentaine de nouveaux contrats alors qu’une cinquantaine avait déjà été engrangée en avril. Le mois dernier, la demande a été exclusivement portée par des porte-conteneurs et les transporteurs de voitures. 

La société de classification en fait un énième record. Pour autant, le nombre de nouvelles commandes de navires au GNL engrangées en mai a ralenti par rapport au mois d’avril où 51 contrats de construction avaient été signés, signifiant dans le même temps une augmentation de la demande de GNL d'environ 0,5 Mt. Seaspan, MSC, MOL, SAIC Anji… font partie des commanditaires.

« En mai, 30 commandes ont été passées, ce qui signifie que le deuxième trimestre 2022 est déjà le plus fort jamais enregistré, bien que nous ne soyons qu'à deux mois du trimestre, s’emballe DNV. Si cette tendance se poursuit au même rythme, nous pourrions atteindre la barre des 1 000 navires d'ici la fin de l'année. Cependant, bien que nous nous attendions à ce que la croissance se poursuive, elle devrait être plus modeste pour le reste de l'année. » Le précédent record avait été établi au deuxième trimestre de l'année dernière avec 79 navires.

801 en commandes et 295 en service

Depuis le début de l’année, selon les données de la plateforme Alternative Fuels Insight de DNV, les engagements en faveur du GNL se sont élevés à 151, ce qui représente près d'un cinquième du carnet de commandes total, fixé à 805 unités. Le plébiscite est manifeste dans le segment des porte-conteneurs (175 navires), des car-carriers (95), des pétroliers (brut et produits raffinés, 88) et des vraquiers (44). Par ailleurs, la configuration « ready for LNG » a été optionnée dans 229 autres contrats. 

L’état des lieux ne dit pas s’il de motorisation principale ni ce que représente le GNL dans le total commandé. Sollicité, DNV n’a pas encore répondu à ces questions.

Toujours selon DNV, 295 navires au GNL seraient déjà en service alors que 38 navires de soutage de GNL opèrent dans le monde (18 ont été commandés depuis le début de l’année). 

Ombre au tableau, les prix élevés du gaz. « Les activités actuelles de soutage du GNL restent très faibles », reconnait la société de classification basée à Oslo, qui entretient l’espoir d’un retour de la demande, notamment « si les prix du pétrole restent élevés. »

A.D.