Le roulier Ciudad de Cadiz utilise depuis plusieurs mois un carburant HVO. ©LDA

Le roulier Ciudad de Cadiz, affecté par Louis Dreyfus Armateurs aux transports d’Airbus entre Montoir-de-Bretagne, Tanger et la Méditerranée, utilise depuis plusieurs mois un carburant HVO, élaboré à partir d’huiles végétales usagées. L’expérimentation est prolongée pour dix-huit mois.

L’annonce en a été faite le 9 novembre, à l’occasion des Assises de l’économie de la mer, conjointement par le secrétariat d’État chargé de la Mer et par Louis Dreyfus Armateurs (LDA) : les essais d’utilisation de HVO (Hydrotreated vegetable oil, huile végétale hydrotraitéee), effectués par l’armement français depuis plusieurs mois, vont être prolongés.

« Ces tests, réalisés en partenariat avec le Bureau Veritas et les autorités françaises [en tant qu’autorité du pavillon du navire NDLR], permettent d’envisager une prolongation sur une période de dix-huit mois », indique le communiqué commun, sans qu’il soit précisé s’il s’agit d’une prolongation de l’expérimentation ou si d’autres navires pourraient être concernés. La direction de LDA n’a pas encore répondu à nos sollicitations.

Biocarburants de deuxième génération

Pour l’instant, les essais ont concerné le Ciudad de Cadiz, roulier de 127 m utilisé par LDA pour les transports de pièces d’Airbus. Le navire fonctionne, depuis plusieurs mois, exclusivement avec ces biocarburants de deuxième génération, élaborés non pas directement à partir de la production agricole mais de déchets (graisses animales ou huiles de friture retraitées à l'hydrogène), ce qui réduit considérablement l’empreinte carbone. Ils permettraient, selon les déclarations officielles, de réduire les émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 90 % au cours du cycle de vie du carburant par rapport à un carburant d’origine fossile.

LDA a déjà exploré d’autres pistes pour minimiser l’impact des navires qu’il opère, notamment avec son client Airbus : un cerf-volant de traction a été déployé en 2021 à bord du Ville-de-Bordeaux, qui transporte des pièces pour l’avionneur entre l’Europe et les États-Unis.

Étienne Berrier