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Se basant sur ses contrats long terme et sur un deuxième trimestre aussi profitable que le premier, le groupe danois A.P. Møller - Maersk revoit à la hausse ses prévisions pour l’année 2022 : de six milliards de dollars son Ebitda (désormais attendu à 30 Md$) et de 5 Md$ son Ebit (24 Md$). En revanche, il revoit à la baisse ses projections sur la demande mondiale de transport de conteneurs. Une baisse des volumes estimée entre + 1 et – 1 %.

A.P. Møller - Maersk a réalisé un premier trimestre 2022 supérieure aux attentes avec un chiffre d’affaires de 19,3 Md$, un Ebitda (résultat d'exploitation avant intérêts, impôts et amortissement) de 9,2 Md$ et un Ebit (bénéfice avant déduction des charges) de 7,9 Md$.

La performance, réalisée dans un contexte où les volumes de sa division Ocean ont baissé de 7 % (2 99 MEVP) par rapport au troisième trimestre de 2021 et de 8 % par rapport au quatrième trimestre, s’explique encore et toujours par le niveau des taux de fret, qui ont augmenté de 71 % par rapport à la même période de l’an dernier et de 13,5 % par au trimestre précédent. Le revenu par conteneur de 40 pieds s’est par exemple été facturé à 4 552 % par unité). « Les prévisions actuelles sont toujours basées sur l'hypothèse d'une normalisation du transport maritime au début du second semestre », a déclaré le transporteur.

Gageant sur le fait que la dynamique du marché va se poursuivre au deuxième trimestre et s’appuyant sur le volume de contrats à long terme – dont il a fait un des piliers de sa politique commerciale et qui représenteraient désormais une part de 65 % (la plupart des contrats sont d'un an, mais sur les 7 millions de contrats, 1,5 million sont pluriannuels) –, A.P. Møller - Maersk s’attend apparemment à ce que l'année 2022 soit plus solide que prévu. 

19 Md$ de trésorerie

Par conséquent, l’Ebitda est désormais attendu à environ 30 Md$ (contre environ 24 Md$ auparavant), l'Ebit autour de 24 Md$ (contre environ 19 Md$ auparavant), ce qui devrait dégager un flux de trésorerie disponible supérieur à 19 Md$, soit 4 Md$ de plus que dans sa précédente estimation.

En revanche, il est beaucoup plus réservé sur la demande mondiale de transport de conteneurs. Alors qu’il avait projeté une croissance entre 2 et 4 %, il la réajuste entre – 1 et + 1 %, laissant entrevoir une normalisation au second semestre.

A.D.