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Face à l’émergence du variant Omicron et pour ne pas répéter le schéma de l’année 2020, au cours de laquelle 400 000 marins ont été entravés dans leur mobilité, les principales organisations maritimes sont à l’initiative d’un réseau d’hôtels dits « de confiance ». 

Dénommé Crew Enhanced Quarantine International Program, le programme est conçu pour compenser en partie les contraintes engendrées par les politiques sanitaires adoptées par les pays en réaction à la contagion du virus. À savoir aléatoires, fluctuantes et sans concertation dans les normes appliquées.

L’initiative, portée par le Conseil international des employeurs maritimes, la Chambre internationale de la marine marchande (ICS) et la Fédération internationale des ouvriers du transport (IFT ) – ensemble, elles représentent plus de 80 % de la flotte marchande mondiale et près d'un million de marins internationaux affiliés à 200 syndicats – est censé « permettre en toute sécurité le transit des équipages jusqu’aux navires » quand bien même les gouvernements renforceraint leurs exigences de quarantaine.

L’idée est « de donner des gages de sécurité aux armateurs et affréteurs sachant qu'il y a beaucoup moins de risques d'introduction du virus sur un navire si un marin a rejoint le navire via une installation approuvée par CrewEquip », explique le capitaine Belal Ahmed, président du Conseil international des employeurs maritimes. Les organisations syndicales font observer que certaines régions du monde, à l’instar de Singapour et des Philippines, « utilisent avec succès ces installations ». 

Les contrats de travail à échéance des marins sont repartis à la hausse

En novembre, l'indicateur de changement d'équipage de la Déclaration de Neptune, qui suit les temps de travail des équipages employés par les principales sociétés de gestion d’équipage, a fait état d’une baisse de 4,7 % du nombre de marins dont le contrat de travail a expiré. Il se dégrade donc puisqu’en octobre, il avait diminué de 7,1 %. Le nombre de marins à bord de navires depuis plus de 11 mois, seuil légal fixé par la réglementation internationale, a également baissé à moins de 1 %, le taux le plus faible depuis la première publication du baromètre en mai 2021.

Parallèlement à cette initiative, les syndicats demandent la mise en oeuvre d’un système international de reconnaissance numérique pour les protocoles vaccinales et les pass sanitaires (tests). Un groupe d'action conjoint OMS-OIT-industrie maritime a été créé dernièrement pour faire avancer le dossier de « cartes numériques » pour les travailleurs frontaliers.

A.D.