Un accord a été signé avec MerConcept pour les études de conception d'un navire à voile. ©Merconcept

L’entreprise basée à Bayonne prévoit de présenter au printemps son futur navire de transport. Un voilier de moins de 100 m de long qui naviguerait à partir de 2025 sur des liaisons transatlantiques.

Après Yves Parlier et sa société Beyond the Sea, François Gabart, également skipper de voiliers de course au large, se lance à son tour dans l’aventure de la décarbonation du transport maritime. Le skipper du trimaran SVR-Lazartigue, dont le palmarès comprend des victoires dans le Vendée Globe, la Route du Rhum, la transat Jacques-Vabre ou encore la Transat anglaise, n’en est pas à sa première initiative dans la construction navale avec son entreprise MerConcept, qui dispose notamment d’un chantier naval à Concarneau.

Le lancement de Vela, annoncé par la société le 17 janvier, n’est qu’une étape de plus dans le développement de l’activité de transport à la voile. Le projet mature à vrai dire depuis décembre 2021, porté par cinq ingénieurs et entrepreneurs : Pierre-Arnaud Vallon, Michaël Fernandez-Ferri, François Gabart, Pascal Galacteros et Thibault Charles. La société, baptisée Sail for Goods, a été créée en novembre 2022, et revendique « la confiance de clients issus de grands groupes, ETI et PME en France et aux États-Unis

Construction au second semestre

Un accord a été signé avec MerConcept pour les études de conception du futur navire, dont la construction devrait commencer dès le second semestre 2023. Un premier essai de transport à la voile a été réalisé en décembre dernier, avec des palettes acheminées depuis la France vers New-York à bord d’un voilier-cargo de l’armateur Grain de Sail.

L’entreprise vise « le fret conventionnel pour des produits à haute valeur ajoutée issus de l'artisanat et de l’art de vivre français et étranger ». Le passage par des ports de petite taille sera privilégié, au plus près de l’origine des marchandises ou de leur destination finale, afin de proposer un transport transatlantique de « moins de 15 jours, plus rapide que les cargos conventionnels entre la France et les États-Unis, suivant des contrats long terme et sans surcharges liées aux fluctuations du baril ».

Vela doit encore ficeler son tour de table pour lancer son premier navire. 

Étienne Berrier