Les actions du transport maritime portées par les tensions géopolitiques

La guerre entre la Russie et l'Ukraine a manifestement été un élément déterminant pour les sociétés cotées en bourse qui transportent du pétrole, des produits pétroliers, du GNL, et des matières premières. Depuis plus de cinquante jours, leurs actions se sont envolées. Seul le segment des conteneurs est resté à l’écart de la spirale haussière.

Le commerce mondial d'engrais pénalisé par les absences russes

Les sanctions, qui frappent les exportations d'engrais russes, compromettent la saison des semis au Brésil et en Europe pour de nombreuses cultures qui doivent démarrer dans les mois qui viennent. Pourtant, pas moins de 24 navires transportant près de 678 000 t d'engrais vont ou ont déjà quitté les ports de Saint-Pétersbourg et de Mourmansk en direction des côtes du Brésil.

Fin de la ruée des commandes de vraquiers au GNL ?

Selon Maritime Strategies International, l’engouement pour des capesize au GNL, dont les commandes se sont envolées l’an dernier, pourrait déjà avoir atteint son apogée. L’évolution rapide des concepts autour de l’ammoniac et le méthanol ne plaide pas en faveur du gaz naturel liquéfié.

Anvers déçoit encore sur le conteneur au premier trimestre

Le port belge vient de publier ses dernières données trimestrielles de trafic en tant qu’entité seule avant la fusion avec son voisin Zeebrugge. Les défaillances du conteneur donnent du grain à moudre à l’autorité portuaire pour défendre son projet d’union et ses investissements dans le terminal exploité par PSA et MSC. Tous les autres trafics sont en hausse avec un élément notable : le doublement des flux de biocarburants.

La Chine a soumis à l'OMI son plan de décarbonation du transport maritime

La Chine, soutenue par le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Argentine et les Émirats arabes unis, a soumis à l'OMI le cadre juridique et financier qui permettrait de stimuler l'adoption d'alternatives aux énergies fossiles tout en réglant le différentiel de coûts avec les carburants d'origine fossile. Une avancée notable pour des pays qui ne sont pas connus pour leur activisme sur ces questions à l'OMI.

Comment interpréter le calme plat sur le marché de l'affrètement ?

Le marché de l'affrètement de porte-conteneurs est actuellement léthargique mais peut-être pas pour les mêmes raisons qu’il y a encore quelques semaines quand l’activité était limitée par la pénurie de navires. Le contexte a légèrement changé ces dernières semaines. La chute brutale de 30 à 35 % des taux de fret au comptant sur certaines routes questionne.

Les chantiers navals sud-coréens en mal de travailleurs étrangers

La Corée du Sud est contrainte de revoir les règles relatives à l’octroi de visas afin de permettre aux chantiers navals d’avoir recours à des travailleurs étrangers. Les constructeurs sud-coréens, dont les carnets de commande sont pleins, font face à une pénurie aiguë de main d’œuvre.

CMA CGM : le service Medwax fait l’impasse sur Marseille Fos

L'armateur français de porte-conteneurs va à nouveau remodeler trois des cinq services qui structurent son réseau entre Méditerranée et la côte ouest-africaine. Tous reviennent aux ports pivots initiaux avant la refonte de la fin d’année dernière. La couverture de la Méditerranée occidentale – donc Marseille, Valence et Barcelone –, est notamment abandonnée au profit d'un transbordement à Tanger.

La Cnan Nord n'a plus de navires en service

Depuis plusieurs mois, la Compagnie nationale algérienne de navigation Nord, qui opère un service régulier entre l’Algérie et l’Europe du Nord, doit faire face à des difficultés techniques et financières si bien que la totalité de sa flotte est actuellement arraisonnée dans différents ports d’escales.

Les ports et l'activité manufacturière sanctionnés par les confinements en Chine

L’épidémie frappe désormais la plupart des grandes villes côtières alors que le plus grand port du pays et du monde, Shanghai, vit sous un confinement strict depuis un mois. L'économie chinoise décélère. Les ventes au détail ont chuté au premier trimestre. La production industrielle a ralenti. Les importations et les exportations marquent le pas. La banque centrale chinoise ouvre les parapluies pour soutenir son économie rudoyée par les assauts du Covid.

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