Alexander Dyukov, PDG de Gazprom Neft ©Gazprom

Dans une déclaration assez étonnante, Alexander Dyukov, PDG et président du conseil d’administration d’une des principales compagnies pétrolières russes, se dit à la recherche « d'opportunités pour pénétrer de nouveaux marchés ». Il annonce que le soutage de GNL en est la « prochaine étape ». 

« Gazprom Neft a été la première entreprise russe à construire son propre souteur de GNL qui devrait être mis en service dans le courant de l'année », indique Alexander Dyukov le patron de la major pétrolière russe, dans un exercice de communication surprenant. Le PDG de Gazprom est mobilisé dans un communiqué de l’entreprise pour annoncer son positionnement sur le GNL. 

Dans chacun des secteurs au sein desquels l’entreprise russe s’est engagée, « les compétences que nous avons développées nous ont permis de créer notre propre entreprise, démarre-t-il. Nous avons toujours été à la recherche d’opportunités. »

« Par exemple, il y a quinze ans encore, la société n'était pratiquement pas présente sur les marchés du soutage maritime ou du ravitaillement des avions. Et aujourd'hui, nous sommes déjà un des leaders du marché dans ces secteurs, opérant non seulement en Russie mais aussi dans le monde entier. On peut dire la même chose des lubrifiants et des bitumes. Si nous parlons du secteur des bitumes, les compétences que nous avons développées nous permettent aujourd'hui de créer notre propre entreprise de construction de routes.​ Alors qu'il y a quinze ans, nous expédiions littéralement les huiles de base directement de l'usine par camion-citerne, nous offrons aujourd'hui à nos clients non seulement des produits d'une qualité totalement nouvelle mais aussi des solutions de haute technologie  et personnalisées. »

Une approche fondée sur le produit

La prochaine étape dans le domaine du soutage sera le GNL, indique le dirigeant, qui entend en profiter. 

« Nous adoptons une approche fondée sur les produits dans tout ce que nous faisons et nous pensons que des produits et des activités complémentaires peuvent apparaître à tout moment de la chaîne de valeur. L'entreprise monétise déjà ses compétences dans les domaines du forage, de la logistique, du développement de nouvelles technologies et bien plus encore. Ces activités ne représentent pour l'instant qu'une petite partie de nos revenus mais elles sont appelées à se développer. »

A.D. 

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