Jim Newsome, directeur du port de Charleston ©portofCharleston

Le nombre de navires en attente au large du port de la côte est-américaine est passé de 19 à 30 en un mois. Charleston a actuellement sur ses quais quatre fois plus de conteneurs entrants qu’en 2019. 

Au panthéon du burlesque, Chaplin et Keaton n’auraient pas détesté. Alors que le nombre de porte-conteneurs en attente d’accostage au large des ports ouest-américains de Los Angeles et Long Beach est tombé à 76 mi-février contre 109 le 9 janvier, il est passé de 19 à 30 en un mois à Charleston, de l’autre côté, sur le front est. La direction de la quatrième porte d'entrée américaine pour les importations conteneurisées a été contrainte de repoussé ses échéances : elle s’attend désormais à ce que l'arriéré soit résorbé d'ici la mi-avril.

L'année dernière, le port de Caroline du sud a traité un nombre record de 1,29 MEVP (+ 25,4 % par rapport à l'année précédente), ce qui en fait l'un des nombreux ports de la côte Est à avoir vu les volumes entrants augmenter de plus de 20 % d'une année sur l'autre. Savannah connaît le même sort.

Conteneur : vers un chaos prolongé jusqu'en 2023

Depuis Thanksgiving, les deux ports de la côte est sont les réceptacles des navires déboutés de la côte ouest. Le variant Omicron a privé en outre Charleston de 10 % de ses 250 employés le mois dernier si bien qu’il y 7 500 conteneurs à évacuer alors qu’il en traite habituellement 1 000. « C'est une incroyable réserve de marchandises », a plaisanté le directeur du port, Jim Newsome, dans une déclaration relayée par le Wall Street Journal.

A.D.

 

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