Le mois de mars marque un changement de situation dans le secteur des conteneurs avec un nombre record de commandes de navires de plus de 15 000 EVP, indique le Bimco, la plus grande organisation mondiale d’armateurs par le tonnage. 

En mars, les nouveaux contrats de construction ont totalisé 866 060 EVP, soit quasiment le même volume que sur l’ensemble de l’année 2020 (995 000 EVP), reflétant la dynamique du secteur du conteneur mais aussi et surtout la confiance des opérateurs – propriétaires et investisseurs –, dans leur marché. Le Bimco, l’organisation d’armateurs la plus représentative (plus de 60 % du tonnage mondial), note que sur ce total, 45 ont porté sur des ULCS (15 000 EVP et plus) et 27 sur des navires de plus petite taille.

Un retournement de situation. En octobre et décembre de l'année dernière, les commandes concernaient presque exclusivement des mégamax de 23 000 à 24 000 EVP, en l’occurrence passées par la japonaise ONE et l’allemande Hapag-Lloyd, six navires de plus 24 000 EVP et six de 23 500 EVP, respectivement.

Retour en grâce des 15 000 EVP

Jusqu'à présent en 2021 – 1 398 000 EVP commandés au premier trimestre –, seuls quatre des 81 contrats portaient sur des capacités supérieures à 15 500 EVP. Seaspan a notamment investi dans 37 porte-conteneur(nouveaux), dont 35 dans la fourchette entre 12 000 et 15 500 EVP et deux de 24 000 EVP.

« La taille mammouth de certains porte-conteneurs a été remise en question à l’occasion du blocage du canal de Suez, réactivant les critiques, certains y voyant un présage de navires devenant trop grands, compromettant la fiabilité de la chaîne d'approvisionnement, de la navigation et de la sécurité », explique Peter Sand, l’analyste en chef des transports maritimes du Bimco. Il ne faut pas s'attendre à beaucoup de changements à ce niveau car les porte-conteneurs ULCS sont l'arme privilégiée dans la course à la rentabilité. »

A.D.

 

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