Le transporteur de véhicules Wallenius Wilhelmsen a plaidé coupable dans une affaire d’ententes commerciales en Australie, a informé la Commission australienne de la concurrence et des consommateurs. L'accusation concerne des événements qui ont eu lieu dans le pays entre juin 2011 et juillet 2012. 

C’est une affaire qui s’est étirée dans le temps et a fait l'objet d'une enquête menée dans plusieurs pays et impliquant plusieurs transporteurs de Pure car, truck carrier (PCTC). Le transporteur norvégien vient de plaider coupable devant la cour fédérale australienne, reconnaissant ainsi des ententes entre acteurs sur le plan opérationnel et commercial, ce que proscrivent formellement les lois antitrust.

Wallenius Wilhelmsen est ainsi le troisième transporteur automobile, après les japonais NYK et K-Line, à reconnaître sa culpabilité. Les deux armateurs nippons avaient été précédemment condamnés à des amendes de 25 et 34,5 M$, respectivement.

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L'Australie n'est pas le seul pays à avoir enquêté sur cette affaire, qui a éclaté en 2012, lorsque les autorités américaines, japonaises et européennes ont lancé les poursuites à l’encontre de plusieurs transporteurs de véhicules, parmi lesquels Wallenius Wilhelmsen, CSAV, NYK Line et MOL. Plusieurs États – les États-Unis, l'Afrique du Sud, le Brésil, le Pérou, le Chili, le Mexique, la Chine et la Corée du Sud –, ont tour à tour infligé des amendes. En Europe, trois transporteurs avaient été sanctionnés en 2018 pour des amendes totalisant 437 M$.

« En plaidant coupable, Wallenius Wilhelmsen​ reconnait son rôle dans ce cartel illicte. Ce dossier est maintenant proche de sa résolution », a déclaré le président de la Commission australienne de la concurrence et des consommateurs, Rod Sims.

Wallenius Wilhelmsen n’en a pas fini. Plusieurs instructions dans différents pays sont toujours en cours. L’entreprise a d’ailleurs annoncé qu’elle avait provisionné 715 M$ à cet effet.

La rédaction

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