Les autorités russes ont accusé ce lundi 20 juin les forces ukrainiennes d'avoir tiré sur des plateformes de forage d'hydrocarbures au large de la Crimée, faisant état d'au moins cinq blessés.

Selon Sergueï Aksionov, le gouverneur installé par Moscou après l'annexion en 2014 de la Crimée, l’armée ukrainienne a attaqué les plateformes de forage de Chernomorneftegaz, un gisement situé à 71 km d'Odessa, sur lesquelles travaillaient 109 personnes. Le 20 juin, 21 d'entre elles ont pu être évacuées. Il indique que c'est la première plateforme sur les trois du complexe qui a été le plus durement frappée : « Il y avait 12 personnes à bord, cinq d'entre elles ont été blessées, les recherches se poursuivent ». L'incident n'a pas été confirmé par des sources militaires ukrainiennes.

Olga Kovitidi, désignée sénatrice de Crimée par Moscou, a déclaré à l'agence russe Ria Novosti qu'il n'y avait pas eu de victimes sur les deux autres plateformes. Elle a en outre déclaré qu'il était possible que des « missiles étrangers à longue portée » aient été utilisés lors de la frappe. Une référence explicite à la fourniture d'armes par les pays occidentaux. Le Royaume-Uni, les États-Unis et le Danemark ont tous fourni à l'Ukraine des systèmes de missiles antinavires Harpoon. Les États-Unis et le Royaume-Uni doivent par ailleurs livrer des systèmes de roquettes d'artillerie à longue portée. 

Chernomorneftegaz exploite plusieurs gisements gaziers et pétroliers en mer Noire et en mer d'Azov, au large de la Crimée. D’après l’AFP, il s'agit de la première frappe rapportée contre une infrastructure d'hydrocarbures offshore en Crimée depuis le début de l'offensive de la Russie contre l'Ukraine le 24 février.

La rédaction