Le marché des très grands transporteurs de CO2 liquéfié engendre un bouillonnement de projets. Dernière annonce en date, le constructeur sud-coréen DSME et la société de classification américaine ABS planchent sur un navire de 70 000 m3. 

Le transport de dioxyde de carbone liquéfié est en pleine effervescence. Les candidats sont attirés par le marché ouvert par les développements autour du stockage et capture du carbone (CSS), technologie qui vise à séquestrer le CO2 (sur des centrales de production d'électricité ou des sites industriels) et à le transporter pour un stockage ultime ou la revalorisation. Ce marché nécessite des unités bien plus grandes que la capacité maximale des navires actuels, d'environ 3 600 m³. Les projets se multiplient ces derniers mois pour y pallier.

Une capacité de 70 000 m3

La dernière annonce en date revient à DSME qui s’est associé à la société de classification américaine ABS pour développer un très grand transporteur de CO2 liquéfié (LCO2) de 70 000 m3. Le chantier naval sud-coréen, qui a déjà mis au point un concept de transporteur de LCO2 de 100 000 m3, travaille actuellement sur un concept qui permette d’augmenter la capacité des cuves sans perdre en efficacité opérationnelle. Pour ce faire, les deux partenaires étudieront l'application de divers revêtements, y compris l'acier basse température.

Emballement coréen

DSME, réputé pour son savoir-faire dans la construction de navires sophistiqués tels que les méthaniers et les transporteurs de GPL, entend acquérir une « expertise avancée » comparable dans le domaine des LCO2, a indiqué Nuno Kim, directeur de DSME, chef de la division de conception de base des navires.

Depuis quelques mois, les développements autour du transport de CO2 liquéfié s’accélèrent. Les entreprises sud-coréennes sont actives. En août, le géant de la sidérurgie Posco s'est associé au chantier Hyundai Mipo Dockyard (groupe Korea Shipbuilding & Offshore Engineering), ainsi qu'à Lloyd's Register et au Liberian Registry, pour développer un transporteur de CO2 de 20 000 m3 d'ici 2025.

A.D.