D'ici quatre ans, l'hydrogène passera par un pipeline entre les deux pays via North Sea Port, assurent l'entreprise néerlandaise d'infrastructures gazières Gasunie et l'opérateur belge de terminaux GNL Fluxys.

L'entreprise néerlandaise d'infrastructures gazières Gasunie et l'opérateur belge de terminaux GNL Fluxys travaillent au développement d'un réseau d'hydrogène transfrontalier entre les Pays-Bas et la Belgique. Les CEO des deux entreprises, respectivement Paul van Gelder et Walter Peeraer, ont signé une déclaration d’intention dans ce sens. Une fusion entre les deux entreprises n'est toutefois pas à l'ordre du jour, a déclaré la porte-parole de Gasunie à l'agence Dow Jones.

Cette connexion permettra de fournir de l'hydrogène aux entreprises de la zone portuaire de 60 km qui s'étend de Vlissingen et Terneuzen aux Pays-Bas à Gand en Belgique. Les deux réseaux d'hydrogène seront connectés dans les villes de Sas van Gent aux Pays-Bas et de Zelzate en Belgique, où le gaz naturel circule déjà entre les deux pays. Les tuyaux du réseau d'hydrogène seront principalement posés le long des tracés de pipelines existants, « pour minimiser l'impact sur l'environnement ». L'objectif est de rendre les réseaux opérationnels d'ici 2026

« Le cluster industriel transfrontalier de North Sea Port est le plus grand centre d'hydrogène du Benelux. Chaque année, les entreprises produisent et consomment 580 000 t d'hydrogène. Cette demande d'hydrogène dans la zone portuaire doublera d'ici 2050 », indique le communiqué de presse. 

La rédaction

Photo : Pascal De Buck (CEO Fluxys), Daan Schalck (CEO North Sea Port) et Helmie Botter (Manager Business Development Hydrogen, Gasunie) ©Fluxys