À l’instar de BP, Shell, Equinor..., le groupe pétrolier américain ExxonMobil a annoncé qu'il allait se retirer de son dernier grand projet en Russie. L'Italien Eni va céder sa part de 50 % dans un gazoduc partagé avec Gazprom. 

Le géant pétrolier américain ExxonMobil a annoncé le 2 mars qu'il allait se retirer de son dernier grand projet en Russie et ne plus investir dans le pays. Aux côtés de Rosneft, et deux autres sociétés japonaise et indienne, ExxonMobil gère depuis 1995 le projet Sakhalin-1, situé, à l'est du pays, au nord du Japon, dont il détient 30 %.

Dans son dernier rapport annuel, ExxonMobil évaluait ses actifs en Russie à environ 4 Md$ (sur un portefeuille global de 217 Md$). Il y emploie 1 000 salariés.

Le pétrole à l'épreuve d'un marché qui en demande plus 

Enrayer l’hémorragie des investissements 
 
Son homologue italien, Eni, compte pour sa part céder 50 % dans le gazoduc Blue Stream, qu'il contrôle, à parts égales, avec le géant russe Gazprom. La présence d'Eni en Russie est devenue marginale depuis 2014 suite aux sanctions internationales imposées après l’annexion de la Crimée. 

Un baril à plus de 110 $

Le prix du baril de pétrole de WTI américain a dépassé le 2 mars les 110 $ – un niveau qui n’avait pas été enregistré depuis 2013 –, quelques heures après que le Brent eut atteint les 111,78 $ le baril. Les deux indices reflétant les craintes quant à l’approvisionnement alors que les stocks mondiaux sont à leur plus bas niveau depuis 2014,

Pour y pallier, l’Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé, à l’issue d'une réunion extraordinaire qui s'est tenue le 2 mars, que ses 31 États membres allaient libérer 60 millions de barils de pétrole tirés de leurs réserves d'urgence (soit 4 % de leurs stocks) pour stabiliser le marché. De ce total, 30 millions seront débloqués par les États-Unis, a précisé le président américain Joe Biden. Les membres de l'AIE détiennent des stocks d'urgence de 1,5 milliard de barils. C’est la quatrième fois dans son histoire qu’ils y consentent, les précédents en 2011, 2005 et 1991.

La rédaction