La production mondiale des raffineries est tombée à 80,4 millions de barils par jour en octobre, les périodes de maintenance ayant coïncidé avec les mouvements sociaux en France, indique l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport mensuel publié mi-novembre.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prête une influence considérable aux raffineries françaises. Les grèves, qui ont duré plus d’un mois et paralysé le secteur du raffinage en France – une seule sur les six étant restée en activité – serait une des raisons expliquant la baisse de l’activité mondiale de raffinage. 

Alors que la baisse globale a été de 500 000 barils par jour (b/j) en octobre, une chute plus importante (1,1 million de b/j) a été enregistrée dans le bassin atlantique, « partiellement compensée par une augmentation de la production à l'est de Suez », indique l'AIE.

Aux États-Unis, la production des raffineries en octobre a également chuté en raison de la maintenance saisonnière et des accidents, mais devrait rebondir en novembre et décembre, avant le début de la maintenance programmée au premier trimestre 2023, prévoit l'AIE. Dans les pays asiatiques, où des programmes des travaux étaient également planifiés, la consommation des raffineries devrait atteindre les « taux saisonniers maximums » en décembre.

De nouvelles capacités à venir

D’après les projections de l’AIE, la production mondiale des raffineries devrait augmenter de 2,3 millions de b/j en 2022 pour atteindre 80,5 millions de b/j et de 1,4 million de b/j pour atteindre 81,9 millions de b/j en 2023. Mais l’AIE estime que « la marge d’incertitudes n’a jamais été aussi grande » en raison d’un « manque de clarté sur l'activité de raffinage de la Chine » et sur la « capacité de la Russie à trouver des débouchés à son pétrole une fois l'embargo de l'UE sur ses importations appliqué ».

Le débit de pétrole brut de la Chine pourrait augmenter de 500 000 barils par jour en novembre, soit de 4 % par rapport à octobre avec le lancement de deux nouvelles raffineries : PetroChina à Guangdong et Shenghong Petrochemical à Lianyungang. Alors que la raffinerie koweïtienne d'Al-Zour vient d’entrer en service, deux autres au Nigeria et au Mexique devraient également démarrer leurs opérations en 2023.

La rédaction

Photo : Le complexe pétrochimique de PetroChina à Guangdong doit entrer en exploitation d’ici la fin de l’année