Le chantier naval chinois CMHI Haimen a franchi une étape importante dans le développement de navires de services pour l’installation d’éoliennes. Le constructeur a mis à l’eau le navire commandé par le groupe belge Jan De Nul.

Avec ses 61 000 tpl, Les Alizés sera le plus grand navire de la flotte du belge Jan de Nul, capable d'installer des composants de grande taille, même dans des conditions météorologiques difficiles et en haute mer. La mise à l'eau achevée, le navire est entré dans la phase finale de sa construction avant les essais en mer. La livraison est prévue pour le second semestre 2022 et il est déjà réservé pour sa première mission, en Allemagne.

Le jack-up de 236 m de long, qui peut accueillir jusqu'à 150 personnes, transportera et installera 107 fondations dédiées aux parcs éoliens offshore Gode Wind 3 et Borkum Riffgrund 3 développés pour l’opérateur norvégien Ørsted.

Installation de monopieux XXL

Commandé à la fin de 2019, il illustre, selon l’armateur, la prochaine génération de navires pour les parcs éoliens. « Il rend possible l’installation d’éléments gigantesques, comme des jackets pesant plus de 4 500 t, ou encore des monopieux pesant plus de 3 000 t », assure le groupe belge qui évoque un mode opératoire totalement automatisé dans la manipulation des monopieux selon sa philosophie « no-hands-on-deck ». 

« La section de soutien des berceaux ne doit pas être adaptée manuellement, et aucune fixation n’est manuelle. En outre, une interface mécanique entre le système de fixation et la charnière de redressement permet au système de fixation de se déplacer sur la ligne de redressement. Cette propriété unique élimine la nécessité pour la grue du navire de lever le monopieu du système de fixation jusqu’à la charnière de redressement ». 

Selon Jan De Nul, Les Alizés et le Voltaire seront aussi « les deux premiers navires d'installation en service au monde à présenter des émissions extrêmement faibles », notamment en associant des générateurs biodiesel couplés à une technologie de batterie de façon à récupérer l'énergie potentielle renvoyée par la grue de levage.

Avec une grue de 5 000 t, le navire a été conçu pour manipuler des turbines hautes de 260 m, des pales longues de 121 m sur des fondations de 2 500 t. 

La rédaction

Photo : ©Jan de Nul