Les causes des embouteillages monstre aux abords du port britannique ne sont pas partagées de part et d’autre de la Manche. Les autorités britanniques attribuent ce désordre à un manque d’effectifs du côté français. La France invoque le Brexit et l’obligation de procéder aux contrôles des passeports.

L'accès au port britannique de Douvres est très difficile depuis quelques jours. Des files d'attente de plusieurs kilomètres s’alignent alors que le week-end du 23-24 juillet correspond à l’un des périodes les plus chargées de l’année, les vacances scolaires commençant dans la plupart des établissements en Angleterre et au Pays de Galles. Quelque 8 500 voitures ont embarqué vendredi et 10 000 étaient attendues samedi. 

Alors que 12 postes de la police aux frontières sont opérationnels au port de Douvres, les autorités britanniques attribuent le chaos au manque de personnel français. Des vacanciers ont déclaré avoir été bloqués dans des files d'attente de six heures pour passer les contrôles frontaliers avant de pouvoir s'enregistrer sur leur ferry. La ministre des Affaires étrangères Liz Trucs, en campagne pour succéder au Premier ministre Boris Johnson, a exhorté vendredi 22 juillet la France à prendre « des mesures pour augmenter la capacité à la frontière, limiter de nouvelles perturbations pour les touristes britanniques, et éviter cette situation épouvantable à l'avenir ».

Responsabilités niées 

Côté français, le préfet de région Georges-François Leclerc a invoqué « un incident technique imprévisible au tunnel sous la Manche », qui a conduit la police aux frontières française à « décaler d'une heure la pleine capacité opérationnelle souhaitée ». Un responsabilité que réfute la direction d’Eurotunnel, invoquant un problème de signalisation « mineur », de surcroît survenu bien après le début des difficultés.

Dans un communiqué, le port britannique a indiqué avoir fait des « investissements importants » pour augmenter sa capacité et avoir partagé les prévisions de volume de trafic « dans les moindres détails avec les autorités françaises ». 

La rédaction

 

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