Les plus grands des vraquiers, qui s’arrachaient à 80 000 $ il y a encore quelques mois, naviguent naviguent désormais à des taux spot inférieurs à leurs coûts d'exploitation, signale Clarksons Platou.

Les taux des vraquiers sur le marché spot ont plongé ces dernières semaines. Les capesize, qui avec leur capacité jusqu’à 180 000 t acheminent le minerai de fer sur de longs trajets depuis le Brésil ou l'Australie, naviguent désormais à des taux inférieurs à leur seuil de rentabilité, selon les données Clarksons Platou.

Ils se fixeraient actuellement à 12 190 $/j alors que le seuil de rentabilité moyen est estimé à 14 500 $. En une semaine, les revenus quotidiens moyens des capesize ont perdu  217 $. Le Baltic Dry Index, qui fournit une évaluation du prix à payer pour transporter les principales matières premières sur 26 routes maritimes, s’est replié pour la septième semaine consécutive, de 1,9 % pour atteindre 1 731 points, son plus bas niveau depuis début mars.

Les contrats à terme de minerai de fer de Dalian et de Singapour ont chuté, en raison notament des signes de faiblesse économique persistante en Chine, principal producteur d'acier.

Les vraquiers fixés à plus de 80 000 $ par jour

Des bas-fonds aux cimes

Clarksons Platou nuance en rappelant que le premier trimestre est une saison creuse pour les plus grands des vraquiers. Le courtier s'attend à ce qu’ils atteignent les 29 000 $/j en moyenne en 2022, soit une légère baisse par rapport à une moyenne de 33 000 $ en 2021. 

Volatile par nature, les vraquiers ont été fidèles à leur réputation l’an dernier, capables de fréquenter les bas-fonds, à 12 400 $/jour, et les cimes à 80 000 $.  

L’autre grande catégorie de vraquiers, les panamax, qui transportent le charbon ou de céréales (capacité de 60 à 70 000 t), subit le même sort. Les tarfis journaliers ayant perdu 441 $ en une semaine pour s’établir à 20 935 $. L’indice de référence a chuté de 2,1 %, à 2 326 points.

La rédaction