Les grévistes de la plupart des raffineries françaises de TotalEnergies, qui revendiquent une augmentation des salaires, maintiennent la pression alors que le débrayage était prévu sur trois jours.

À la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), comme dans les raffineries de Normandie, près du Havre, dont la mise à l'arrêt a débuté pour des raisons de sécurité, ou de Feyzin, dans l'agglomération lyonnaise, les piquets de grève ne sont pas levés. Le mouvement est en revanche suspendu à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) tout comme au dépôt de carburant de Grandpuits, a rapporté à l’AFP Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.

Les grévistes souhaitent obtenir une revalorisation des salaires pour 2022 à hauteur de 10 %, le « dégel des embauches » en France et « un plan massif d'investissements » dans l'Hexagone, des revendications qui étaient déjà à l'origine de mouvements le 24 juin et le 28 juillet. La direction renvoie à une réunion de négociation prévue à la mi-novembre. 

Deux raffineries en activité ?

En cas d'arrêt effectif de la raffinerie de Normandie, il n'y aurait plus que deux raffineries en activité sur les huit sites que compte la France – six raffineries et deux bio-raffineries –, les autres étant également touchées par des grèves ou bien arrêtées pour des opérations de maintenance, selon la CGT.

La grève, reconduite le 29 septembre, touche en effet les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil dans les départements de Seine-Maritime et des Bouches-du-Rhône, également pour une revalorisation des salaires depuis une dizaine de jours et à l'arrêt, selon la CGT du groupe.

La rédaction

Photo : La Mède ©TotalEnergies