Maersk ajoute quatre autres navires de 16 000 EVP au méthanol à son carnet de commandes, ce qui porte sa future flotte à douze.

Le 1er juillet 2021, Maersk annonçait avoir passé commande d’un premier feeder au méthanol auprès du chantier naval sud-coréen Hyundai Mipo. Le 24 août, le danois enclenchait avec huit navires de 16 000 EVP à double motorisation, avec du méthanol vert et du fuel à faible teneur en soufre (< à 0,5 % de soufre). Une opération dans le cadre d’un « renouvellement de flotte » portant sur plus de 150 000 EVP d’ici le premier trimestre 2024 et de son objectif de décarbonation.

Le désormais second dans le classement mondial des opérateurs de porte-conteneurs a confirmé auprès du média Shipping Watch ce que TradeWinds avait révélé : il a exercé ses options pour quatre autres navires de 16 000 EVP dans le cadre de sa précédente commande. Ce qui porte à douze le total. Ils seront construits par le même constructeur sud-coréen Hyundai Heavy Industries et devraient être livrés au cours du premier semestre 2025.

Selon une annonce boursière, la commande est estimée à 700 M$, soit 175 M$ par navire. Les huit précédentes unités, commandées en août 2021, avait été contractées à 177 M$. La faiblesse du won coréen par rapport au dollar américain a manifestement aidé les acheteurs.

Efficacité énergétique améliorée de 20 % par EVP

Maersk a dévoilé le design de sa future flotte au méthanol mi-décembre. La capacité d’emport était sans doute le point d’intrigue principal dans la mesure où, comme le GNL, les cuves de méthanol nécessitent plus de volume en raison de la densité énergétique. Avec une capacité de 16 000 m3, chaque navire pourra certes effectuer une rotation complète Asie-Europe mais sans (trop) entraver l’espace dévolu au fret.

Les nouveaux navires affichent une longueur d'environ 350 m et la largeur nécessaire (53,5 m) pour agencer 21 rangées de conteneurs. Ils auront donc de la place pour une travée de conteneurs supplémentaire, par rapport aux précédents porte-conteneurs de 15 282 EVP du transporteur. La nouvelle série aura une efficacité énergétique améliorée de 20 % par EVP transporté par rapport à la moyenne du secteur (non communiquée), promet Maersk.

Une fois la flotte déployée, ils seront en mesure de réduire les émissions annuelles de CO2 d'environ 1 Mt. La configuration de la propulsion au méthanol a été confiée au consortium industriel composé du motoriste MAN ES, de Hyundai (Himsen) et du systémier Alfa Laval.

A.D.