En réaction à Canberra qui a annoncé le mois dernier la révocation d’accords en lien avec les nouvelles routes de la soie, Pékin a annoncé la suspension d'une partie de sa coopération économique avec l'Australie.

Les relations entre la Chine et l’Australie continuent de se dégrader. Les tensions étaient déjà vives depuis que le ministère des Affaires étrangères a fait valoir le mois dernier un droit de regard et de véto sur les accords conclus avec d'autres nations par les États et les universités du pays considérés comme représentant une menace pour l'intérêt national. Dans la foulée, il avait annulé quatre contrats, dont deux que l’État de Victoria avait conclus avec la Chine en 2018 et 2019 dans le cadre du « Belt and Road », grand programme d'infrastructures ferroviaires, portuaires et maritimes le long du trajet historique des routes de la soie entre l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

Climat de guerre froide

L'Australie « cherche à perturber les échanges et la coopération avec la Chine par une mentalité de guerre froide et de discrimination idéologique », a fustigé dans un communiqué l’agence de planification chinoise (NDRC). Pékin a décidé de suspendre sans durée le « dialogue économique stratégique sino-australien » et « toutes les activités » qui s'y rapportent, indique le communiqué.

Les relations entre Pékin et Canberra sont particulièrement tendues depuis que le Premier ministre australien Scott Morrison a appelé l'an dernier à une enquête internationale sur les origines de l'épidémie de Covid-19. Pékin a pris l'an dernier toute une série de mesures de rétorsion économique à l'encontre de plus d'une dizaine de produits australiens, notamment le charbon, l'orge, le bœuf et le vin.

La rédaction