Le Canada et d'autres pays ont rejoint l'initiative États-Unis-UE en faveur d’une réduction des émissions de méthane. L’initiative est censée déboucher sur un accord mondial à la COP26 de Glasgow fin octobre.

Les États-Unis et l'Union européenne travaillent de concert sur un projet d'accord portant sur la réduction des émissions de méthane d'au moins 30 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2020. L'Argentine, le Ghana, l'Indonésie, l'Irak, l'Italie, le Mexique et le Royaume-Uni avaient déjà manifesté leur soutien. 24 autres pays viennent de rejoindre l’initiative, dont le Canada, la France, l'Allemagne, le Japon, le Pakistan, Israël, la République démocratique du Congo…

Le Canada, gros exportateur d’énergies, s'est notamment engagé à réduire les émissions de méthane provenant du secteur pétrolier et gazier d'au moins 75 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2012.

Réduire le réchauffement d'au moins 0,2°C d'ici 2050

« Nous avons désormais neuf des 20 plus gros émetteurs, qui représentent 60 % de l'économie mondiale » et près de 30 % des émissions mondiales de méthane, a annoncé l'émissaire américain pour les négociations climatiques John Kerry lors d'une réunion virtuelle co-organisée par Washington et l'UE. 

Selon un communiqué conjoint des États-Unis et de l'UE, la mise en oeuvre de cet accord pourrait « réduire le réchauffement d'au moins 0,2°C d'ici 2050 ».

Le méthane est le deuxième gaz à effet de serre, après le dioxyde de carbone (CO2) représentant 23 % de l'effet de serre additionnel lié aux activités humaines. Bien que ses concentrations dans l'atmosphère sont plus faibles que le CO2, son pouvoir de réchauffement global (PRG) est 28 fois supérieur.

La rédaction

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