Les actions de blocages ont été reconduites dans les accès aux terminaux méthaniers et aux sites de stockage de gaz. La CGT réclame, aux côtés des principales fédérations de l'énergie, une revalorisation des salaires indexée à l'inflation. 

Dans un contexte de tensions sur les approvisionnements en énergie et de flambée des prix, la Fédération nationale des mines et de l'énergie (FMNE-CGT) avait annoncé en début de semaine le blocage des terminaux méthaniers. Le syndicat réclame une augmentation de salaires et la revalorisation des pensions pour les salariés des industries électriques et gazières.

« On reconduit le mouvement et on va le durcir » a indiqué le 29 juin à l'AFP Frédéric Ben, délégué syndical Engie et responsable secteur gaz à la FNME-CGT, au lendemain d'une réunion de négociations avec les employeurs qui n'a pas répondu aux attentes. Alors que, dans certains sites, les entreprises avaient encore accès aux chantiers, les grévistes ont cadenassé temporairement les accès, notamment dans le site de Gournay-sur-Aronde dans l’Oise, a assuré le représentant syndical.

L'accès à trois terminaux méthaniers français permettant l'importation de GNL, à Fos-sur-Mer (deux terminaux) et Montoir-de-Bretagne est bloqué par des grévistes, tout comme l'accès aux 14 centres de stockage souterrain de gaz, répartis sur le territoire et classés Seveso pour la plupart.

Hausse de 15 % des salaires

Les syndicats réclament une hausse de 15 % des salaires, correspondant à ce qu'ils estiment être leur perte liée à l'inflation depuis 10 ans. Les employeurs ont proposé mardi 0,7 % d'augmentation au 1er octobre, en anticipation de la revalorisation du salaire national de base en 2023, laquelle serait au minimum de 1 % selon la CGT, loin des revendications.

Ces actions n’auront pas d’incidence sur l'arrivée des navires sur les terminaux méthaniers, a réaffirmé la direction d'Engie à l'AFP. Elle évoque pour sa part des propositions à 2,5 % d'augmentation, « sans compter les dispositifs d'intéressement ».

La prochaine réunion entre les employeurs et les syndicats doit se tenir jeudi ou lundi.

La rédaction

Photo : Terminal méthanier de Montoir ©DR