Un chantier vieux de 81 ans va mettre les clés sous la porte en Chine. Les huissiers sont dans le couloir. Tianjin Xingang Ship Heavy Industry, accablé de dettes, fait à nouveau l’objet d’une procédure de faillite.

Tianjin (propriété du géant chinois de la construction navale China Shipbuilding Industry Company) à la longue histoire dans la construction navale n’échappera pas cette fois à la banqueroute. Dalian Shipbuilding Industry Co (DSIC) et Shanhaiguan Shipbuilding devrait reprendre certains de ses actifs. 

L'ONG Mercy Ships lui avait confié son navire-hôpital Global Mercy en 2014 via Stena RoRo.

Concentration extrême 

En Chine comme en Corée du Sud, de nombreux chantiers navals ont changé de main ces dernières années. La crise financière de 2008 a marqué pour la construction navale chinoise le début des difficultés avec une phase importante de fusions-acquisitions importante. Entre 2009 et 2016, quelque 140 entreprises chinoises de construction navale auraient fermé leurs portes, tandis que plus de 90 autres auraient fusionné ou ont été acquises.

Le secteur est dominé par trois grandes entreprises d'État dont deux monopolistiques - China State Shipbuilding Corporation (CSSC) et China Shipbuilding Industry Company (CSIC) - tandis qu'a été créé en décembre 2016 Cosco Shipping Heavy Industry. 

Concurrence régionale 

Sur la concurrence intra-asiatique, là où se concentre le marché mondial de la construction navale, les Chinois doivent tenir en respect leurs homologues sud-coréens, de redoutables concurrents, et a fortiori depuis que le gouvernement coréen a délié les bourses pour relancer son industrie navale, et japonais, qui bien qu’affaiblis ont la réputation intacte. 

A.D.