Propriété du groupe GazelEnergie, l'usine des Bouches-du-Rhône fait partie des quatre dernières centrales électriques à charbon en France, dont la fermeture est programmée pour 2022.

« Quatre-vingts individus sont entrés cagoulés par effraction munis d'armes (...) telles que des matraques téléscopiques, des lacrymogènes, des battes de baseball et des armes blanches » a dénoncé GazelEnergie dans un communiqué. Les faits se sont produits le 12 octobre vers 6 h 00.

La sécurité du site aurait été « menacée » et après s'être introduits dans les locaux administratifs, ils auraient verrouillé les accès de l'extérieur avec des cadenas, a expliqué une porte-parole de la direction à l’AFP. GazelEnergie, propriétaire du site, a porté plainte auprès de la gendarmerie et demandé aux forces de l'ordre l'évacuation du site.

Une des quatre dernières centrales électriques à charbon en France

Le syndicat majoritaire CGT indique pour sa part avoir « mis sous protection » l'usine classée Seveso alors que les départs de premiers salariés dans le cadre du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) mettent en danger « la sécurité du site », ajoutant que « personne n'est cagoulé ». 

Propriété du groupe GazelEnergie, l'usine de Gardanne fait partie des quatre dernières centrales électriques à charbon en France, dont la fermeture est programmée pour 2022.

Fin juillet, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait validé le PSE prévoyant la suppression de 98 postes sur 154, en raison de l'arrêt du charbon. La CGT demande la réintégration de la trentaine de salariés licenciés.

300 M€ investis

L'unité de biomasse, qui a repris progressivement son activité après deux ans et demi d'arrêt et dans laquelle ont été investis quelque 300 M€, représente environ 80 emplois directs, selon GazelEnergie.

Début août, des salariés avaient bloqué des postes de la centrale biomasse, rappelle l’AFP.

La rédaction

Photo : ©Foudebassans