Alors que la phase de sélection des candidats pour un parc d’éoliennes flottantes au large du sud de la Bretagne a été lancée par la Commission de régulation de l’énergie fin avril, la zone retenue pour le 9e parc français a été établie. 

Le débat public portant sur la création d’un parc d’éoliennes flottantes inscrit dans la programmation pluriannuelle de l’énergie qui s’est déroulé septembre à décembre 2020 (publication du rapport et du bilan de la Commission nationale du débat public le 21 février), s’était achevé sur une problématique de localisation. Pour ce projet d’une capacité de 250 MW (160 000 foyers), les zones considérées par le public comme « à éviter » en raison des enjeux paysagers et des impacts sur l’environnement, ont été exclues, garantissent les ministères de la Mer et de la Transition écologique. Les préoccupations des pêcheurs bretons et ligériens ont été prises en compte, assure l’exécutif français.

Les éoliennes se situeront au large de Belle-Île et Groix, à plus de 15 km de leurs côtes. L’État a retenu une zone de 130 km2 à plus de 15 km de Belle-Île, plus de 25 km de Groix, à 30 km de Quiberon et à plus de 40 km du port de Keroman à Lorient.

Un second parc de 500 MW

Le périmètre sera progressivement réduit jusqu’à la définition de l’implantation précise des parcs. Par ailleurs, les études environnementales seront poursuivies sur une zone plus large en vue d’un second parc, d’une capacité maximum de 500 MW, à attribuer à partir de 2024.

En parallèle à cette décision, la ministre de la Transition écologique s’est engagée notamment « à demander aux futurs développeurs des parcs de proposer des mesures pour améliorer les conditions de cohabitation avec la pêche au sein du parc éolien, à lancer des études environnementales sur les zones en concertation avec les acteurs de la façade, et à informer régulièrement le public sur l’avancement de ces projets éoliens en mer sur un portail. »

« Le lancement d’un nouveau projet éolien et l’ambition de planification de long terme doivent tenir compte du contexte de forte incertitude auquel font déjà face les acteurs de la mer en Bretagne, en particulier, au regard du Brexit et pour la pêche, avec un accompagnement spécifique », a notamment précisé Annick Girardin, ministre de la Mer.

La rédaction

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