Les employeurs maritimes et les partenaires sociaux représentant les membres d'équipage travaillant à bord de navires battant pavillon de complaisance ont conclu un accord prévoyant une augmentation de salaires et de la contribution des employeurs au fonds de soutien des gens de mer.

En vertu de l'accord cadre signé entre ITF-employeurs, qui avait été retardé de 17 mois en raison de la pandémie, les marins officiant sur des navires battant pavillon de complaisance devraient percevoir un salaire majoré de 4,5 %, à raison de 3 % à compter du 1er janvier 2022, puis de 1,5 % à compter du 1er janvier 2023. L'accord prévoit également une augmentation de la contribution au Fonds de soutien aux marins de l'International Bargaining Forum (IBF).

Plus de 9 200 navires devraient être couverts par cet accord selon la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF).

« Les négociations ont été particulièrement difficiles en raison de la diversité des situations économiques du  secteur et de l'augmentation des coûts opérationnels due à la pandémie », a déclaré l'ITF. « Cependant, les deux parties ont reconnu la nécessité de reconnaître les sacrifices que les gens de mer ont fait pendant la pandémie, en assurant la continuité de service tout en étant dans l'impossibilité de rentrer chez eux à l'expiration de leur contrat, et en ne recevant aucune augmentation de salaire en 2021.»

Seul exemple de négociation collective internationale

Le groupe de négociation représentant les employeurs maritimes est actuellement composé du Conseil international des employeurs maritimes, de l'Association internationale de gestion des marins du Japon, de l'Association des armateurs coréens et de la compagnie taïwanaise Evergreen.

L'IBF a été créée en 2003 en tant que mécanisme permettant de convenir des salaires et des conditions de travail des marins travaillant à bord de ces navires. Cette approche des négociations salariales serait le seul exemple de négociation collective internationale d’après l’ITF.

La rédaction

Photo : ©DR