Le transporteur norvégien de véhicules a été condamné à une amende de 18,2 M$ pour avoir participé à un cartel en Australie avec d’autres transporteurs, parmi lesquels CSAV, NYK Line et MOL. Il avait reconnu sa culpabilité et est le troisième à avoir été sanctionné.

Suite mais pas fin d’une affaire d’ententes maritimes en Australie qui s’est étirée dans le temps et a fait l'objet d'une vaste enquête impliquant plusieurs transporteurs de pure car, truck carrier (PCTC), parmi lesquels Wallenius Wilhelmsen, CSAV, NYK Line et MOL. Ils sont soupçonnés d’avoir coopéré sur un plan commercial et opérationnel, ce que proscrivent formellement les lois antitrust. 

Le transporteur norvégien de véhicules avait reconnu sa culpabilité en juin dernier dans cette affaire, dont les événements sont déroulés entre juin 2011 et juillet 2012. Cet accord a pris fin en septembre 2012 lorsque la Japan Fair Trade Commission et le département américain de la Justice ont enclenché des procédures. L'Australian Competition and Consumer Commission (ACCC) a ensuite mené une enquête à grande échelle, dans plusieurs pays.  

Cartel : Wallenius Wilhemsen plaide coupable 

Trois armateurs déjà sanctionnés

L’armateur norvégien vient, dans ce cadre, d’être condamné à une amende de 24 millions de dollars australiens (18,2 M$). Wallenius Wilhelmsen est ainsi le troisième transporteur automobile, après les japonais NYK et K-Line, à reconnaître sa culpabilité. Les deux armateurs nippons avaient été précédemment été assignés à des pénalités de 25 et 34,5 M$, respectivement en août 2017 et août 2019. 

L'Australie n'est pas le seul pays à avoir sanctionné. D’autres enquêtes ont été menées aux États-Unis, en Australie, Afrique du Sud, au Brésil, Pérou, Chili, Mexique, en Chine et en Corée du Sud. En Europe, trois transporteurs avaient été sanctionnés en 2018 pour une amende totalisant 437 M$. 

Le norvégien n’en a pas fini avec ce litige. Des instructions sont encore en cours. La société a provisionné l’an dernier 715 M$ pour s’acquitter des amendes et dommages et intérêts éventuels. Sur ce montant, 485 M$ ont été débloqués. À l’occasion de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre, Wallenius Wilhelmsen avait indiqué avoir réduit ses provisions à 109 M$.

Adeline Descamps

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