L'UE a compensé ses achats de gaz russe par du GNL russe

Les pays européens continuent de faire le plein d’énergies d’origine russe. La rareté de l’offre mondiale et la faible substituabilité du gaz laissent peu d’options aux consommateurs. Dans le même temps, les négociants s’emparent du diesel russe avant l’interdiction du 5 février car là aussi, les sources alternatives sont limitées.

Les prix des matières premières épousent les vibrations de la Chine

Les actions, les indices et les prix des matières premières ont réagi in extenso aux mouvements de la rue en Chine. Depuis le début de la semaine, ils oscillent entre repli et rebond. Les investisseurs semblent avoir été rassurés par les déclarations de Pékin sur la vaccination alors que dans le même temps les autorités ont cherché à étouffer les protestations par une force présence policière.

Scorpio, Teekay, Euronav, Ardmore, Norden : le temps des pétroliers

Pour les principaux transporteurs maritimes de pétrole, le troisième trimestre a acté le retour à la rentabilité après une année de pertes et une déprime de deux ans. La perspective de l’entrée en vigueur de l'interdiction européenne d’importer du brut russe à partir du 5 décembre a déplacé des millions de barils de brut de la Russie vers l’Asie et du Moyen-Orient, du Golfe du Mexique et d'Afrique de l'Ouest vers l’Europe, allongeant les distances parcourues. Le secteur est désormais arrimé à la question de l’après-5 décembre.

Pic mondial des émissions mondiales de CO2 en 2025

Selon l'Agence internationale de l'Énergie, un plafond pour les émissions mondiales de dioxyde de carbone, responsables du réchauffement climatique, devrait être atteint d’ici 2025. L’AIE gage sur le fait que la guerre en Ukraine et ses impacts sur les flux énergétiques déclenchent une accélération des investissements dans les énergies durables.

Fatih Birol, AIE : « Le monde traverse sa première véritable crise énergétique mondiale »

Selon l’exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, le resserrement des marchés GNL dans le monde en raison de la guerre en Ukraine et d’un possible rebond de la demande chinoise ainsi que la réduction de l'offre par les grands producteurs de pétrole ont plongé le monde dans « la première véritable crise énergétique mondiale ». Les nouvelles capacités de GNL manquent.

La Russie peine à réorienter ses exportations de charbon

Depuis que son charbon fait l’objet d’un embargo européen, la Russie a vu ses volumes chuter de 7 %. En revanche, les distances parcourues par les vraquiers se sont allongées en moyenne de 2 012 km. Si la Chine reste le plus gros acheteur du fossile banni, son appétit pourrait avoir une date de péremption.

Plongeon des actions maritimes en bourse

Selon HSBC, le point le plus bas du point de vue des actions pour les compagnies maritimes cotées en bourse sera enregistré à la fin du premier trimestre 2023. Elles ont déjà bien dévissé depuis le début de l’année.

Le cumul des chocs pèse de plus en plus sur l’économie mondiale

Inflation persistante dans le secteur industriel, taux d'intérêt élevés, essoufflement de la Chine, plongeon des actions des transporteurs maritimes, ralentissement de l’activité manufacturière, tournant dans la demande… Le pire est encore à venir, indique le FMI, et pour de nombreux pays, 2023 ressemblera à une véritable récession.

Les géants miniers misent sur le GNL et les biocarburants

BHP Group entend réduire de 40 % l'intensité carbone de ses affrètements d’ici à 2030 et Rio Tinto s’est engagé à diminuer de 40 % les émissions liées à l’ensemble de ses activités d'ici 2025. Les deux géants miniers s'appuient sur le GNL et les biocarburants pour y parvenir. À condition que le soutage en Asie se développe, ont-ils posé à l’occasion du Singapore International Bunkering Conference and Exhibition. Ils peuvent en tout cas compter sur un marché porteur pour de nombreux minerais s’ils se fient aux projections que le gouvernement australien vient de publier.

France, Roumanie et Ukraine alliées pour exporter les céréales

Alors que la Russie conteste les exportations de céréales ukrainiennes par voie maritime telles qu'elles ont été cadrées par l'accord d'Istanbul, la France apporte son expertise logistique à la Roumanie pour l'acheminement terrestre de ces céréales.

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