Arctic LNG 2 : Après la Chine, le Japon investit dans le projet russe

À l’occasion du sommet du G20 qui s’est tenu à Osaka, la société japonaise Japan Arctic LNG B.V. a signé un accord avec le producteur de gaz russe Novatek pour une prise de participation de 10 % dans son projet gazier Arctic LNG-2 pour un montant de près de 3 Md$. Total avait déjà fait de même en mars, ainsi que la China National Offshore Oil Corp. (CNOOC) et la China National Petroleum Corp. (CNPC), via sa filiale CNODC, en juin.

Hafnia/Chemical Tankers : Opération de consolidation importante dans le secteur des navires-citernes

L'opérateur singapourien de navires-citernes Hafnia a annoncé l’acquisition de Chemical Tankers, l'ex-Navig8 Chemical, dans le cadre d'une transaction portant sur toutes les actions. Hafnia se voit ainsi à la tête d’une flotte de 233 navires, ce qui le hisse parmi les tout premiers du secteur par la capacité. Cette opération est l’aboutissement d’un long processus.

Maersk Drilling fusionne avec l'américain Noble

L'ex-filiale de forage du groupe danois du transport maritime AP Møller-Maersk a annoncé le mercredi 10 novembre sa fusion avec son concurrent américain Noble, dont il portera désormais le nom. La fusion, qui doit être effective mi-2022, doit dégager 125 M$ par an en synergies.

Shell et Total ne profitent pas de la même façon de l'envolée des prix du gaz

Le groupe français sort du troisième trimestre avec un bénéfice multiplié par 23, profitant de la remontée des cours des hydrocarbures mais surtout du gaz, notamment sous sa forme liquéfiée. Son concurrent, l’anglo-néerlandais Shell, également très investi dans le GNL, a présenté des résultats moins flatteurs avec la même conjoncture.

Wärtsilä lesté par ses stocks

Les stocks chez les équipementiers sont des indicateurs avancés de l’état du marché. Chez le finlandais Wärtsilä, spécialiste du scrubber, ils sont bavards. Les armateurs ne sont visiblement pas pressés de mettre leurs navires hors service pour des travaux de conformité. Les scrubbers pèsent dans les stocks et leurs ventes stagnent.

Les méthaniers gagnés à leur tour par la fièvre à l'affrètement

Il faut compter 200 000 $ par jour pour affréter un porte-conteneurs, 86 000 $ pour un vraquier et désormais près de 200 000 $ pour des méthaniers. Les navires de transport de GNL s’engagent à leur tour sur la voie de la prospérité. La conjonction de phénomènes extrêmes dans le monde, hérités de la pandémie, stimule les importations et fait des navires des actifs rares et donc précieux.

Crise de l'énergie : la chine en butte à un conflit d'intérêt

Entre décarbonation et préservation de ses capacités de production et d’exportation, faudra-t-il que la chine choisisse ? À quelques jours de la conférence sur le climat COP26 à Glasgow, la Chine émet des signaux négatifs. En 2021, la Chine aura extrait plus de charbon que les 3,9 milliards de tonnes de 2020. Témoignant de ses vives inquiétudes quant à sa sécurité énergétique, elle serait sur le point de signer des contrats long terme pour du GNL américain.

Hausse inévitable du coût de soute

La flambée du prix des énergies n’est pas sans impact sur les carburants maritimes. Les coûts de soute montent en flèche, indiquent les données. Ils vont inévitablement se traduire par des surcharges pour les chargeurs et des coûts d’exploitation supérieurs pour les transporteurs.

John Fredriksen acquiert 9,8 % du capital d'Euronav

Les difficultés du transport de produits pétroliers ne sont pas de nature à dissuader l’homme d’affaires John Fredriksen d’investir à nouveau dans une valeur du secteur. Le norvégien, qui détient des intérêts dans plusieurs segments du transport maritime, possède déjà 40 % de Frontline et avait tenté sans succès d’acquérir DHT. L’armateur belge de tankers n’échappe pas à la sanction du marché mais a mis à profit son temps de crise pour entreprendre le grand ménage dans sa flotte.

Crise de l'énergie : les vrais gagnants

La déraison s’est emparée du marché des énergies. La forte hausse des prix, le gaz en tête, a déjà affecté l'industrie. À l'approche de l'hiver dans l'hémisphère nord, les tensions sur la demande s’exacerbent dans un contexte de pénurie et de stocks faibles. Le pétrole et le charbon pourraient ressortir les vrais gagnants des rapports de force entre toutes les énergies.

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