TotalEnergies/Shell : des profits gaziers discordants

Les deux plus grandes entreprises européennes du secteur de l'énergie ont toutes deux enregistré des bénéfices de plus de plus de 9 Md$ au troisième trimestre. Si les deux ont misé sur le GNL, elles ne connaissent pas la même fortune. La division gazière est à la peine chez Shell. Pas chez TotalEnergies.

Fatih Birol, AIE : « Le monde traverse sa première véritable crise énergétique mondiale »

Selon l’exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, le resserrement des marchés GNL dans le monde en raison de la guerre en Ukraine et d’un possible rebond de la demande chinoise ainsi que la réduction de l'offre par les grands producteurs de pétrole ont plongé le monde dans « la première véritable crise énergétique mondiale ». Les nouvelles capacités de GNL manquent.

Les tarifs des méthaniers en hausse de 500 % depuis le début de l'année

Les tarifs pour les méthaniers grimpent en flèche depuis quelques semaines et volent de record en record. La hausse depuis le début de l'année est estimée à plus de 500 %. Le Baltic Exchange affiche des taux allant jusqu'à 450 000 $ par jour. Avant 2021, un méthanier à 200 000 $ la journée était de nature à défrayer la chronique.

Le prix moyen du GNL a plus que doublé en un an pour TotalEnergies

TotalEnergies a indiqué en fin de semaine dernière que le prix moyen du GNL avait atteint 21,51 $/MMBtu au cours de la période juillet-septembre contre 9,10 $ à la même période en 2021. Les prix du GNL avaient déjà expliqué le triplement du bénéfice d'exploitation au deuxième trimestre. En revanche, sans la Russie à laquelle il n’a pas totalement renoncé, le groupe français va devoir revoir ses ambitions de production, estiment les analystes.

Les volumes maritimes de brut russe à destination de l'Europe sous le million de barils

Les exportations russes de brut par voie maritime atteignent leur plus bas niveau depuis 12 mois. Effet d'anticipation aux sanctions européennes et au plafonnement des prix. La Chine et l'Inde continuent de dominer la liste des importateurs de brut russe bien que les remises se soient fortement réduites même si l’origine Oural est toujours avantageuse par rapport au Brent.

CMA CGM au capital du fonds Hy24 de 2 Md€ en faveur de l'hydrogène vert

Le fonds Hy24 dédié aux investissements dans les infrastructures d'hydrogène décarboné a bouclé son financement avec « plus que prévu initialement ». La coentreprise entre la plateforme d'investissement FiveT Hydrogen et du fonds Ardian réunit à parité des poids-lourds industriels, parmi lesquels CMA CGM, de grandes places financières et des acteurs étrangers.

MOL renouvelle ses affrètements avec le projet russe Sakhalin

L’armateur japonais a signé un contrat d'affrètement avec Sakhalin Energy LLC, le nouvel opérateur de Sakhaline LNG, pour le méthanier Grand Mereya . Les intérêts japonais sont nombreux dans ce projet, qui exploite les riches gisements pétroliers et gaziers en mer d'Okhotsk au large de l'île de Sakhaline.

Les tarifs des méthaniers atteignent les 500 000 $ la journée

La réduction continue par la Russie des flux de gaz naturel vers l'Europe a fait grimper les prix du GNL à des niveaux douloureux et perturbé les flux maritimes. Au grand profit des méthaniers. De 100 000 $ mi-septembre, certains méthaniers ont été affrétés pour 500 000 $ par jour dans le bassin Atantique. Les analystes n’excluent par le million au quatrième trimestre.

L'américaine Excelerate capitalise sur la demande européenne en FSRU

L’entreprise nord-américaine, qui opère des terminaux flottants de GNL, vient de passer commande d’une nouvelle unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU) au constructeur sud-coréen HHI, dont la livraison est prévue pour juin 2026. Cette commande porte à 11 son portefeuille de regazéifieurs en service ou en construction. L’entreprise est portée par la forte demande européenne, le Vieux Continent cherchant à s’affranchir du gaz russe.

Les pétroliers surfent sur la hausse des tonnes-milles

Les marchés pétroliers s’apprêtent à vivre le plus grand changement jamais observé dans les flux commerciaux mondiaux alors que près de 3 millions de barils par jour de pétrole brut et de produits russes seront détournés de l'Europe quand les sanctions de l'Union européenne frappant les importations de brut russe et les produits pétroliers russes entreront en vigueur d’ici décembre et janvier prochains. Le plafonnement du prix du pétrole russe va ajouter du tohu-bohu aux flux.

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