L'avitaillement des navires se tend dans les grands centres de soutage

Alors que les scénarios affluent sur les options dont disposerait l'UE pour compenser le manque à gagner si l’ultime sanction venait s’abattre sur le pétrole russe, la disponibilité des combustibles de soute accuse plusieurs jours de délais dans tous les grands hubs d’avitaillement des navires. L’Europe doit-elle se préparer à un choc d’approvisionnement majeur ? Les experts semblent le penser. Mais la situation pourrait aussi faire le lit des terminaux d'importation de brut comme Gdansk et Rostock.

De beaux jours en perspective pour les scrubbers

Avec un baril de pétrole à plus de 130 $ et un écart de plus de 200 $ entre les deux principaux combustibles de soute vendus à l’avantage du fuel à plus forte teneur en soufre mais bien moins cher, les scrubbers vont susciter un regain d’intérêt.

Les prix des soutes dépassent les 900 $ à Singapour et à Fujairah

Les prix des carburants maritimes dans deux des plus grands centres de soutage, ont dépassé la barre des 900 $ la tonne pour la première fois. À Fujairah, troisième plus grand port d'avitaillement mondial, ils ont atteint les 918 $ tandis qu'ils s’établissaient à 904,50 $ à Singapour, premier hub mondial de soutage de navires. Les BAF annoncés pour le deuxième trimestre sont en forte hausse.

European Energy va produire le e-méthanol pour Maersk

Siemens Energy a été retenu par le groupe danois European Energy pour fournir un électrolyseur de 50 MW qui sera connecté à une unité de production d'e-méthanol au Danemark. Le carburant est notamment destiné au premier porte-conteneurs au méthanol de Maersk.

L'Allemagne envisage de construire deux terminaux GNL 

Pour s’affranchir de sa dépendance au gaz russe, devenu critique dans un contexte de guerre, l’Allemagne sort les grands moyens. Elle va allouer dans les plus brefs délais une enveloppe de 1,5 Md€ à son approvisionnement et a annoncé la construction de deux terminaux GNL à Brunsbüttel et Wilhelmshaven.

BP, Shell, Equinor font le ménage dans leurs participations, TotalÉnergies esquive

Christophe de Margerie
Gazprom, Rosneft, Novatek sont devenus les nouveaux parias de la classe économique internationale, épinglés par les sanctions occidentales en réaction à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. BP avec Rosneft. Shell avec Gazprom. Equinor avec Rosneft. TotalÉnergies ou Technip Energies avec Novatek. Engie avec Nord Stream 2... Les groupes pétroliers et gaziers annoncent tour à tour leur désengagement. TotalÉnergies tempère.

Crise russo-ukrainienne : le transport maritime dans l'attente des sanctions

Dans la confusion et la précipitation, sans savoir comment la situation va évoluer dans les ports, le secteur a pris ses premières dispositions. Suspension d’escales, fermeture des terminaux alors que la navigation devient difficile dans la mer d’Azoz et la mer Noire et que des pétroliers ont été pris pour cibles par des missiles. Les indicateurs du marché réagissent dans l'excès.…

Le pétrole à l'épreuve d'un marché qui en demande plus

Entre la Russie, partenaire mis au ban de la communauté internationale, et l'Iran sur le point de revenir dans le jeu pétrolier, l'OPEP va devoir jouer finement. Alors que la demande pousse le marché, l'offre est en défaut. Curiosité géopolitique, l'apport du pétrole iranien est vécu comme un soulagement.

La Libye dans les limbes du pétrole

Bien qu'elle détienne les plus grandes réserves pétrolières mondiales, la Libye est passée du statut de premier producteur de l'OPEP à celui de pays luttant pour maintenir un niveau constant de production et d'exportation. Depuis le début de l’année, le marché méditerranéen des aframax, pétroliers de prédilection pour les exportations pétrolières libyennes, a retrouvé une certaine dynamique.

La capacité de regazéification à la peine en Europe ?

Pour accueillir plus de GNL importé, encore faut-il avoir la capacité de le traiter. En cas de perturbations prolongées de l'approvisionnement en gaz, notamment si des sanctions frappaient la Russie, les terminaux de GNL européens seraient limités pour absorber un surplus en provenance des États-Unis ou d'autres grands producteurs.

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