L'Europe s'affirme en première destination du GNL américain

En février, et pour le troisième mois consécutif, la demande de l'Europe pour le GNL portera au plus haut les exportations de gaz américain au point de représenter les trois-quarts des volumes. Les unités de liquéfaction américaines tournent à plein régime. Le week-end dernier, et pour la première fois, il y avait des méthaniers amarrés à l’ensemble des terminaux de Louisiane.

Le prix des carburants maritimes sur le point de pulvériser les jauges historiques

Ce n’est une bonne nouvelle ni pour les exploitants de navires ni pour les clients du conteneur, secteur où la surcharge carburant se répercute. Selon la dernière évaluation de Ship & Bunker, le prix moyen du VLSFO dans les 20 principaux ports de soutage atteint désormais les 731,50 $ la tonne. En cause, le prix du gaz et le changement de combustible pour les méthaniers.

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

Jusqu’à quelle profondeur les navires pétroliers peuvent-ils forer ?

Après avoir connu en 2021 la pire année depuis trois décennies et un début d'année 2022 catastrophique, les analystes viennent une nouvelle fois revoir à la baisse leurs prévisions concernant la demande de transport de brut. La scène géopolitique est sans doute la plus tendue depuis des décennies. Le spectre des sanctions à l’égard de la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et la multiplication des attaques yéménites au Moyen-Orient ne plaident pas en faveur d’un retour serein aux affaires.

Les méthaniers, freins à la décarbonation mondiale ?

Selon la société de classification Lloyd’s Register, les deux premières générations de méthaniers, soit 400 unités sur les 610 que compte la flotte mondiale, répondront difficilement aux prochaines exigences de l’OMI. Dans le contexte actuel, où le GNL est la seule alternative immédiatement disponible pour remplacer le charbon dans la production d’électricité, leur non-conformité réglementaire risque de retarder la décarbonation.

Crise ukrainienne : éviter un « choc d’approvisionnement » en gaz et en pétrole

La dépendance de l'Europe à l'égard du gaz naturel russe – 35 à 40 % transitant principalement par oléoducs – rend les sanctions contre les exportations russes peu probables. Bruxelles et Washington ont néanmoins indiqué la semaine dernière étudier différentes pistes pour éviter un « choc d’approvisionnement ». Non sans impacts pour le transport de GNL et de brut.

Un septième méthanier pour France LNG Shipping

La flotte française s’étoffe d’un nouveau méthanier immatriculé sous le Rif et France LNG Shipping d'un septième navire. La joint-venture entre l’armateur japonais NYK et la société française Geogas LNG, affrétera un troisième méthanier à EDF LNG shipping, la filiale d’EDF dédiée au transport de GNL.

Marseille Fos gagné à son tour par l'effervescence autour de l'hydrogène vert

Après Le Havre et Dunkerque, H2V a un projet pour Marseille Fos. L'entreprise et le port phocéen envisagent l’implantation d’une unité de production d’hydrogène vert dans la zone industrialo-portuaire de Fos, dont serait actionnaire le port phocéen. Cette installation de 600 MW sera développée en six tranches entre 2026 et 2031.

NYK et Knutsen se lancent dans le transport de CO2 liquéfié

Le groupe norvégien et l’armateur japonais annoncent à leur tour la création d’une coentreprise dans le transport de CO2 liquéfié. MOL, le partenaire de NYK au sein de ONE, s'est lancé sur ce marché émergent l’an dernier en investissant dans la société norvégienne Larvik Shipping. Les projets se multiplient autour de la technologie du stockage et de capture de carbone. Le transport maritime en sera une pièce maîtresse.

Les livraisons de pétroliers à leur plus bas niveau depuis 25 ans

La demande se fait attendre mais l’offre est disciplinée. La faiblesse des stocks, inférieurs aux moyennes décennales, et les livraisons à leur plus bas niveau depuis 25 ans en 2023, sont actuellement perçues comme les deux seules alliées du marché des navires-citernes. Segment resté à l’écart de la reprise économique.

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