Pour la Cnuced, des investissements s'imposent pour affronter les futures crises

Dans son étude annuelle sur les transports maritimes, qui n'a pas d'équivalent, la Cnuced revoit à la baisse ses projections de croissance et tire les enseignements de deux années de crises. L’organisation des Nations unies appelle notamment à plus de contrôle des taux de fret et de régulation de l’intégration verticale du secteur. Elle estime que des investissements sont nécessaires pour être mieux préparés aux futurs chocs.

CMA CGM : un résultat net de près de 22 Md$ en neuf mois

La sémantique a changé de registre pour les transporteurs maritimes de conteneurs. Le contexte macroéconomique incertain, la baisse de la demande de transport, l’accélération de la chute des taux de fret, l’explosion des coûts opérationnels composent le nouvel environnement. Mais si le troisième trimestre a marqué le pas par rapport au second, les résultats financiers restent à des niveaux exceptionnels. CMA CGM aborde la nouvelle conjoncture avec un endettement réduit dans des proportions impressionnantes. Tout est...

Conteneur : du plafond au plancher

La fièvre est retombée. Le thermomètre du secteur conteneurisé qu’est l’indice SCFI est revenu à un niveau d’un peu plus de 1 000 points. Comme un symbole, l’arriéré de porte-conteneurs dans les ports ouest-américains, les plus congestionnés au monde, a été jugulé. La fin d’une saga portuaire de vingt-cinq mois.

Rolf Habben Jansen (Hapag-Lloyd) admet une dégradation rapide de l'environnement de marché

Le numéro cinq mondial dans le transport maritime de conteneurs a enregistré un résultat net de 5,2 Md$ au troisième trimestre, en hausse de 9 % par rapport aux trois précédents mois et de 54 % par rapport à la même période de l’an dernier. Si Hapag-Lloyd maintient ses prévisions d’Ebitda pour l’année, il semble envisager pour les trois derniers mois de l’année un bénéfice bien plus faible qu’au troisième trimestre.

New York/New Jersey détrône Los Angeles

La porte d’entrée américaine pour les conteneurs a changé. Los Angeles et Long Beach, les deux ports de la côte ouest-américaine, qui traitent entre 30 et 40 % des importations conteneurisés du continent nord-américain, ont cédé leur place aux ports jumeaux de la côte Est. Un tour de force permis par la congestion et la perspective de blocages sociaux.

Dix grands chargeurs s'engagent à rendre neutre leur fret maritime d'ici 2040

La pression s’intensifie. Ils sont désormais dix-neuf et ils représentent des marques à forts volumes. Target, DuPont, Philips, Beiersdorf, Electrolux, Sisley… rejoignent les Amazon, Ikea, Unilever, Michelin, Patagonia, et autres Zara dans leur engagement à transporter leur fret sur des navires sans émissions de carbone avant 2040. Une exigence bien plus stricte que celle qu’impose l’OMI et alors qu’aucun carburant maritime vert n’est actuellement à portée.

France, Roumanie et Ukraine alliées pour exporter les céréales

Alors que la Russie conteste les exportations de céréales ukrainiennes par voie maritime telles qu'elles ont été cadrées par l'accord d'Istanbul, la France apporte son expertise logistique à la Roumanie pour l'acheminement terrestre de ces céréales.

Les États-Unis bloquent la fusion entre deux grands fabricants de conteneurs

Après enquête des autorités de la concurrence, le ministère américain de la Justice a rejeté le projet de reprise de Maersk Container Industry, la filiale du groupe A.P Moller-Maersk, par China International Marine Containers (CIMC), le leader mondial dans la fabrication des conteneurs. Une opération qui aurait permis au groupe chinois d’État de contrôler 50 % du marché.

CMA CGM : un résultat net de 7,6 Md$ au deuxième trimestre 2022

Entre avril et juin, le chiffre d’affaires du groupe de transport maritime et logistique s’est élevé à 19,48 Md$. En un an, CMA CGM a engrangé 7,2 Md$ de recettes supplémentaires et quasiment doublé son bénéfice d’exploitation. Les performances du numéro trois mondial de la ligne régulière égalent celles de son concurrent direct, Maersk, qui a présenté un chiffre d’affaires de 21,3 Md$ et un Ebitda de 10,32 Md$ pour le second trimestre.

ZIM maintient ses bénéfices pour l'année 2022 après un premier semestre inédit

Le premier semestre ne porte pas encore les traces du ralentissement pour le plus petit des grands de la ligne régulière. Mais les résultats financiers du second trimestre, bien qu’à des niveaux historiques, sont en baisse par rapport au premier trimestre. Le cas de l’armateur israélien est guetté. Car sa politique d’affrètement et son exposition aux taux de fret spot, à la source de son apogée, pourraient aussi être à l’origine de ses pertes.

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