GNL : la France et l'Allemagne à marche forcée pour éviter les recours

Pour s’affranchir du gaz russe, face au « péril » énergétique, la France, qui a programmé un cinquième terminal méthanier au Havre, et l’Allemagne, qui vient d’amarrer le troisième FSRU à Brunsbüttel, ont usé de pratiques similaires pour accélérer la délivrance des autorisations administratives et créer un régime juridique contentieux spécifique qui encadre les voies de recours.

L'Allemagne inaugure son deuxième terminal d'importation de GNL

Quelques semaines après celui de Wilhemshaven, un second terminal d'importation de gaz naturel liquéfié a été inauguré en Allemagne, à Lubmin, sur la côte baltique, en présence du chancelier Olaf Scholz. Bien que ce second « coup » soit privé, avec TotalEnergies en partie prenante, Berlin prouve sa capacité à réagir alors que son marché énergétique est menacé de dislocation depuis la mise au ban internationale de la Russie.

Parmi les commandes de navires aux carburants alternatifs, le GNL tient toujours la corde

Alors que l’année 2022 a été particulièrement riche en commandes de navires, les carburants alternatifs montent en puissance. Les incertitudes demeurent pourtant sur leur disponibilité et leur capacité à évoluer dans les temps réglementaires. Si le méthanol et l’hydrogène suscitent un intérêt croissant, le GNL reste la solution de l’entre-deux.

Le transport de GPL gagné par la fièvre

Aucune énergie ne semble échapper à l’inflation. Alors que les méthaniers se négocient à quelque 500 000 $ la journée, que les tankers sont sur le point d’aligner les 100 000 $, les prix des transporteurs de gaz de pétrole liquéfié (GPL) – propane et butane –, sont à leur tour galvanisés par les effets secondaires de la guerre en Ukraine.

T&E : « Les navires au GNL ne feront qu'accroître la dépendance énergétique de l’UE » 

En plus d'aggraver le phénomène climatique, le GNL pourrait exacerber la crise de la sécurité énergétique, avance l’ONG Transport & Environment, auteure d’une nouvelle étude à charge. Elle pointe cette fois un non-sens écologique et économique compte tenu des réserves en gaz limitées, des prix qui flambent et du sevrage en gaz que l’UE assigne à ses États-membres.

TotalEnergies proposera du GNL à Singapour dès le premier trimestre 2023

TotalEnergies et Pavilion ont baptisé le 4 octobre, sur le chantier de Sembcorp, le souteur de GNL qui pourra avitailler les navires au GNL à Singapour, premier centre mondial d'avitaillement des navires, à partir du premier trimestre 2023. Dénommé Brassavola en référence à l’emblématique orchidée singapourienne. La famille des souteurs de GNL s’agrandit.

MOL renouvelle ses affrètements avec le projet russe Sakhalin

L’armateur japonais a signé un contrat d'affrètement avec Sakhalin Energy LLC, le nouvel opérateur de Sakhaline LNG, pour le méthanier Grand Mereya . Les intérêts japonais sont nombreux dans ce projet, qui exploite les riches gisements pétroliers et gaziers en mer d'Okhotsk au large de l'île de Sakhaline.

L'ascension fulgurante de l'Allemagne en tant qu'importateur de GNL

Berlin, qui n’avait pas de terminaux méthaniers avant la guerre en Ukraine, s’est doté d’une capacité de regazéification et d’importation de GNL à une allure militaire. La première économie européenne, dont l’industrie est particulièrement vorace en énergies, a confirmé le 1er septembre un nouveau projet de FRSU, déjà annoncé, avec notamment le groupe français Engie. L'ensemble des projets, privés et publics, couvriront environ un tiers de la demande totale de gaz de l'Allemagne.

Technip Energies va fournir le bras de chargement du futur FSRU au Havre

Le groupe français d'ingénierie et services liés à l'énergie a annoncé avoir remporte un contrat dans le cadre de la mise en service d’un FSRU au Havre par TotalEnergies. Technip va fournir à TotalEnergies un bras de chargement maritime...

Conteneurs en perte de vitesse et GNL dopé à Rotterdam au premier semestre

Ralentissement général de la croissance économique, inflation des prix des denrées alimentaires et des énergies, impacts de la guerre en Ukraine sur les échanges énergétiques avec la Russie, perturbations continues en mer... C’est cette ambiance générale que devraient refléter les trafics semestriels des ports les plus connectés avec l’économie mondiale. Rotterdam n’échappe pas au retournement de tendances.

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