Vrac sec : le Brésil en relais de la Chine, le marché en ébullition

Les capesize gagnent actuellement plus de 35 000 $ par jour. La demande mondiale d'acier continue d'être portée par la Chine où la production établit chaque mois de nouveaux records. La seconde puissance mondiale vient d’être relayée dans sa vigueur par le Brésil. « Une période spectaculaire », s'enflamment les analystes. Goodbulk, premier opérateur de grands vraquiers à délivrer ses résultats, en profite déjà.

Charbon : les flux se réorganisent 

Le conflit prolongé sur le charbon entre la Chine et l'Australie, grande nation du vrac sec et premier client du géant chinois, modifiant la structure des échanges, certains pays s’empressant de pallier les défaillances du charbon australien. Une bonne nouvelle pour l’emploi des navires et le tonnage-km ? Pas évident.

La paradoxale désaffection pour le recyclage

Alors que les prix de la ferraille sont particulièrement élevés, l’activité de recyclage manque de tonnages. Dans certains segments du transport maritime, les vieilles unités, pour lesquelles les propriétaires ne sont pas disposés à supporter le coût de la mise en cale, feraient pourtant d’excellents candidats.

Nantes-Saint-Nazaire capitalise sur trois nouvelles grues portuaires

Le Grand Port maritime de Nantes Saint-Nazaire et l’opérateur Montoir Bulk Terminal mettront en service trois nouvelles grues portuaires de forte capacité d’ici janvier 2021. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du développement de nouvelles filières industrielles dont celle des énergies marines renouvelables.

Le vrac sec submergé par l'arrivée de nouveaux navires

Alors que la querelle entre l'Australie et la Chine et l'effondrement des exportations brésiliennes de minerai de fer plombent la reprise naissante du vrac sec, le secteur fait aussi face à​ un afflux sans précédent de nouveaux navires. Parallèlement, le marché de seconde main est particulièrement dynamique.

Vrac sec : les signes d'encouragement du second semestre 2020

Pacific Basin, Scorpio Bulkers, Genco, Star Bulk et Eagle Bulk ont consolidé 600 M$ de pertes entre janvier et juin. Les cinq premières compagnies mondiales de vrac sec espèrent encore un rebond d’ici décembre pour sauver l’année. Mais les taux de fret hésitent entre vigueur et déprime dans la perspective d’une deuxième vague d'infection.

Les transactions de vraquiers reprennent

La meilleure conjoncture pour le marché du vrac sec a entraîné une augmentation significative des transactions S&P des vraquiers, mais principalement pour les navires de grande taille, capesize et panamax tandis que les handymax génèrent moins d’intérêt. Le mois dernier, l’indice BDI avait connu une belle embellie.

Le Baltic dry index atteint son plus haut niveau depuis plus de six mois

Le principal indice du fret maritime retrouve de la vigueur, stimulé par une plus forte demande pour les capesize et panamax. La réouverture progressive de tous les pays et la nécessité de réapprovisionner donnent un coup de fouet au marché du vrac sec, indiquent les courtiers. Les connaisseurs de ce marché gardent en mémoire la sinistre année 2016, où s’étaient cumulés le ralentissement de l'activité économique mondiale, la faiblesse de la demande de vrac sec en Chine et une offre excédentaire gonflée par la plus grande vague de livraison de navires que le marché n’ait jamais connue.​

Embouteillage de sucre au Brésil

Les exportations brésiliennes de sucre explosent depuis le mois de mai. La Chine, empêtrée dans ses démêlés avec les États-Unis, cherche de nouvelles sources d'approvisionnement. L'offre du Brésil s'y prête d'autant plus que sa monnaie est faible et rend sa production particulièrement concurrentielle. L’attente des vraquiers s’allonge, amplifiée par la congestion des quais et la désorganisation des chargements.

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