Attaques en mer d'Oman : Les réactions dans la communauté du transport maritime se multiplient

L'industrie maritime se trouve une fois de plus en prise à un contexte géopolitique sur lequel elle n'a aucun contrôle. Les représentants du secteur du transport maritime se relaient pour appeler à la retenue dans l'attente d'informations avérées (les contradictions ajoutant aux tensions) tout en faisant part de leurs inquiétudes pour la navigation de ce corridor clé pour le transport du pétrole et du gaz.

Sanctions américaines
 : 
Iran : Blâmes et châtiments

Le régime des sanctions est de retour au pays des Mollah. Le 8 mai 2018, l’Iran a basculé à nouveau sur la liste noire des pays commercialement in- fréquentables. Une décision de Washington a suffi pour ramener le niveaux des sanctions au niveau de celles qui existaient avant la conclusion en 2015 du fameux pacte « historique » de l’Iran avec le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Opep+ : un déficit de production de 3 millions de barils

Les pays producteurs de l'Opep+ ont produit près de 3 millions de barils par jour de brut de moins que prévu par les quotas en juin. Les sanctions imposées à certains de ses membres et la faiblesse des investissements pour d’autres entravent le sous-groupe...

Les carburants marins face aux humeurs du Brent

Les cours du Brent, sous influence multiple et particulièrement volatiles, emmènent les combustibles de soute dans leurs montagnes russes. L’écart entre les carburants se creuse. Il est si important à Singapour, le premier hub mondial de soutage, que les exploitants de navires s’en détournent pour s’avitailler ailleurs.

Sovcomflot a trouvé une solution pour assurer ses navires

Selon le dernier cadre de sanctions publié par Bruxelles, il sera interdit aux entreprises de l’UE d'assurer, de réassurer et de financer le transport maritime du brut et de produits pétroliers russes vers des pays tiers. Si le Royaume-Uni suit la Commission européenne, les exploitants russes de tankers se trouveront exclus du marché mondial de l'assurance couvrant le transport maritime de pétrole.

L'Union européenne en tournée auprès des nantis en gaz et en pétrole

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen fait le tour des grandes baronnies du pétrole et du gaz pour dénicher les nouveaux partenaires qui aideront les États membres à se passer du gaz et du pétrole russes, dont les robinets se sont taris en réplique aux sanctions occidentales. Le marché mondial du gaz et de pétrole évolue à un rythme effréné et la plupart des changements semblent irréversibles.

George Prokopiou, Dynacom Tankers : « Nous vivons dans une zone grise, de ce qui est légal et illégal »

Directement impacté dans ses activités par les sanctions du bloc occidental contre la Russie, notamment celles visant le pétrole, George Prokopiou, fondateur de Dynacom Tankers Management, Dynagas et Sea Traders, a profité de la tribune offerte par l’événement Capital Link à Athènes pour faire part de sa perplexité face à l’empilement des sanctions.

Deux pétroliers grecs saisis par les forces iraniennes

Entre embargo du pétrole iranien et sanctions contre les navires russes, les tensions sont vives sur la scène internationale. Deux pétroliers grecs ont été arraisonnés par les forces militaires iraniennes en réaction à la détention d’un pétrolier russe transportant du pétrole iranien et à la saisie de sa cargaison par les États-Unis.

Le VLSFO franchit la barre des 1 000 $, les BAF suivent le mouvement

Le prix du fuel à faible teneur en soufre, le VLSFO, a franchi la semaine dernière les 1 000 $ la tonne dans un contexte d’offre serrée et de stocks tendus. Le repli de la production russe et sa réorientation vers l’Est a accentué une situation mondiale déjà instable. Les surcharges carburant ont augmenté de 50 % depuis le début de l’année, frôlant les 600 $ par conteneur de 40 pieds. Et sur certaines routes, elles flirtent avec les 1 500 $.

Euronav : échec de la famille Saverys pour empêcher la fusion avec Frontline

La famille Saverys, qui contrôle la Compagnie maritime belge (CMB), a échoué lors de l’assemblée générale annuelle d’Euronav le 19 mai à imposer ses trois candidats au sein du conseil de surveillance. En se rangeant derrière les profils présentés par la direction générale, les actionnaires ont manifesté leur soutien au projet de fusion entre les deux géants du transport de pétrole, Euronav et Frontline, dont le magnat John Fredriksen est actionnaire.

Pages