Attaques en mer d'Oman : Les réactions dans la communauté du transport maritime se multiplient

L'industrie maritime se trouve une fois de plus en prise à un contexte géopolitique sur lequel elle n'a aucun contrôle. Les représentants du secteur du transport maritime se relaient pour appeler à la retenue dans l'attente d'informations avérées (les contradictions ajoutant aux tensions) tout en faisant part de leurs inquiétudes pour la navigation de ce corridor clé pour le transport du pétrole et du gaz.

Sanctions américaines
 : 
Iran : Blâmes et châtiments

Le régime des sanctions est de retour au pays des Mollah. Le 8 mai 2018, l’Iran a basculé à nouveau sur la liste noire des pays commercialement in- fréquentables. Une décision de Washington a suffi pour ramener le niveaux des sanctions au niveau de celles qui existaient avant la conclusion en 2015 du fameux pacte « historique » de l’Iran avec le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

John Fredriksen acquiert 5,5 % du capital d'Euronav

Les difficultés du transport de produits pétroliers ne sont pas de nature à dissuader l’homme d’affaires John Fredriksen d’investir à nouveau dans une valeur du secteur. Le norvégien, qui détient des intérêts dans plusieurs segments du transport maritime, possède déjà 40 % de Frontline et avait tenté sans succès d’acquérir DHT. L’armateur belge de tankers n’échappe pas à la sanction du marché mais a mis à profit son temps de crise pour entreprendre le grand ménage dans sa flotte.

Crise des l'énergie : les vrais gagnants

La déraison s’est emparée du marché des énergies. La forte hausse des prix, le gaz en tête, a déjà affecté l'industrie. À l'approche de l'hiver dans l'hémisphère nord, les tensions sur la demande s’exacerbent dans un contexte de pénurie et de stocks faibles. Le pétrole et le charbon pourraient ressortir les vrais gagnants des rapports de force entre toutes les énergies.

Pékin devrait allouer 123 Md$ au forage de 118 000 puits de pétrole

La Chine cherche à augmenter sa production de pétrole et de gaz d’ici cinq ans pour répondre à la demande intérieure croissante et réduire ses importations de pétrole. Selon Rystad Energy, Pékin devrait consacrer ces cinq prochaines années 27 Md$ de plus qu’entre 2016 et 2020. Les puits en développement représenteront alors 88 % du parc.

La flambée des prix du gaz met à l'arrêt certains secteurs industriels

Les prix mondiaux records du gaz naturel poussent certaines entreprises voraces en énergies à réduire leur production. Une tendance qui ajoute aux perturbations dans les chaînes d'approvisionnement mondiales et à la flambée des matières premières.

Clarksons : des signes d’amélioration sur les marchés offshore

Sacrément chahutés en 2020, les marchés du pétrole et du gaz offshore ont connu une légère amélioration de l'activité au cours du premier semestre. La confiance est de retour avec des investissements dans de nouveaux projets en hausse et l’éolien offshore porté par la vague vert. Le financement du secteur offshore pourrait toutefois s’avérer problématique.

Shell cède des actifs à ConocoPhillips pour 9,5 Md$

Le groupe anglo-néerlandais a vendu à son concurrent ConocoPhillips, l'un des principaux exploitants de gaz de schiste dans le Bassin permien américain, les actifs qu’il y détenait. Une cession estimée à 9,5 Md$. S'étendant à l...

L'OPEP ouvre le vannes

L’OPEP est parvenue à surmonter les différends de deux de ses membres sur les quotas de production à allouer au marché. Le cartel des pays producteurs de pétrole était dans l’impasse depuis fin juillet. Sans cela, les armateurs de pétroliers doivent composer avec la grande volatilité du marché.

Pétroliers : des signes d'un redressement plus certain

Les pétroliers sont loin d'être sortis d'affaire. Mais les données croisées entre la demande mondiale, les taux d’affrètement et le suivi AIS des navires indiquent une reprise lente mais constante. Le pétrole vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de deux ans. Le surplus de pétrole accumulé pendant la pandémie a presque disparu et les stocks devraient diminuer rapidement au cours du second semestre de l'année. La demande de transport ne devrait que mieux s’en porter.

Pages