Des records pourraient être battus sur le marché S&P en 2022

L’année 2022 pourrait être celle de tous les records. Selon le dernier rapport du courtier maritime Intermodal, le marché des navires d'occasion est en feu depuis neuf mois, avec des milliers de navires qui ont changé de mains, surtout du côté des pétroliers et des vraquiers. Les deux marchés surfent sur les incertitudes liés à l'approvisionnement en énergies dans un contexte de pénurie aiguë.

Sovcomflot contraint de remplacer ses emprunts en euros par des obligations russes

Les sanctions occidentales ne permettent pas à l'armateur russe de pétroliers de respecter les échéances de sa dette en euros. Le transporteur annonce l’émission d’obligations russes pour remplacer les euros-obligations existantes, qui ont été retirées de la bourse irlandaise.

Le transport maritime de pétrole ne craint ni l'embargo européen ni le plafonnement du G7

Alors que l’idée d’un plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie est évoquée par les membres du G7, la mesure tout comme l’entrée en vigueur imminente de l’embargo européen seront favorables aux pétroliers, défend le Bimco. L’une des plus grandes associations d’armateurs a présenté ses perspectives ce 12 septembre pour le conteneur, le vrac sec et le pétrolier.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

La flotte maritime russe, quelle puissance ?

Mise au ban de la communauté internationale, la flotte maritime contrôlée par des intérêts russes est de plus en plus isolée. Les armateurs possèdent ensemble quelque 3 000 navires totalisant 18,1 millions de tonnes de port en lourd, soit 1,2 % de la capacité de la flotte mondiale, selon Clarksons. Le bataillon est à l’image de la nature de ses flux et est dominé par une poignée d’armateurs. Sur les 110 pétroliers, 97 sont opérés par Sovcomflot.

Pétroliers et vraquiers : un marché de l’occasion peu dynamique

Les vraquiers et les navires citernes ne génèrent pas le même engouement que les porte-conteneurs . Le marché S&P est terne. Les prix des vraquiers comme des navires citernes ont tendance à stagner. « Dans le secteur du vrac sec, malgré la r...

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

Moody's révise les perspectives du transport maritime

Les indicateurs de croissance à la baisse dans le monde entier en 2022 et 2023 viennent ternir les perspectives du transport maritime. L’agence de notation internationale sort le secteur de son statut « positif » pour le placer en « stable ». Néanmoins, dans le conteneur, la demande reste supérieure à l’offre. Dans le vrac sec et le transport de produits pétroliers, les exploitants ont moins de raisons de s'enthousiasmer.

Omicron affole les indices de fret et les cours des matières premières

L’émergence du dernier-né de la famille des variants du coronavirus n’a pas tardé à rendre nerveux les marchés, à commencer par les cours du brut. Mais les indices du fret ont aussi réagi vivement, notamment le Baltic Dry en rebond significatif ces derniers jours. S’il pourrait prolonger l’épiphanie du conteneur, il repousse en revanche encore l’agenda de la reprise du transport pétrolier.

Radioscopie des taux de fret entre 2020 et 2021

Alors que l’année se termine, les taux de fret culminent à des niveaux inédits. Deux indicateurs plaident coupables : le CCFI et SCFI. Ils n’ont pas la même incidence selon les continents ou les catégories de produits. Mais la menace sur l’industrie manufacturière mondiale est réelle, estime la Cnuced dans son analyse.

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