GNL : la France et l'Allemagne à marche forcée pour éviter les recours

Pour s’affranchir du gaz russe, face au « péril » énergétique, la France, qui a programmé un cinquième terminal méthanier au Havre, et l’Allemagne, qui vient d’amarrer le troisième FSRU à Brunsbüttel, ont usé de pratiques similaires pour accélérer la délivrance des autorisations administratives et créer un régime juridique contentieux spécifique qui encadre les voies de recours.

L'ascension fulgurante de l'Allemagne en tant qu'importateur de GNL

Berlin, qui n’avait pas de terminaux méthaniers avant la guerre en Ukraine, s’est doté d’une capacité de regazéification et d’importation de GNL à une allure militaire. La première économie européenne, dont l’industrie est particulièrement vorace en énergies, a confirmé le 1er septembre un nouveau projet de FRSU, déjà annoncé, avec notamment le groupe français Engie. L'ensemble des projets, privés et publics, couvriront environ un tiers de la demande totale de gaz de l'Allemagne.