Les raffineries du Moyen-Orient, « machines à diesel » de l'Europe ?

Les raffineurs moyen-orientaux, qui ont investi dernièrement dans les installations, devraient être bien placés pour combler en partie le déficit d'approvisionnement en diesel de l’Europe à la suite des nouvelles sanctions entrées en vigueur les 4 et 5 février contre les produits pétroliers russes. L'Europe doit remplacer quelque 2 Mt par mois de diesel et de kérosène.

L'embargo maritime sur les produits pétroliers autrement plus perturbant

Á partir du 5 février, date à laquelle l'embargo de l'Union européenne sur les produits pétroliers en provenance de Russie entrera en vigueur, le marché maritime pétrolier va vivre un autre moment historique après celui du 5 décembre qui a chamboulé les flux de brut. Mais avec des perturbations dans la production et l’exportation qui semblent bien plus importantes.

Les sanctions sur les exportations de brut russe n'ont pas eu les effets attendus

Á partir du 5 février, un second plafond de prix sera introduit pour les carburants et les produits pétroliers russes après celui du pétrole brut, en vigueur depuis le 5 décembre. Pour la Russie, le plafonnement des produits pétroliers devrait être plus douloureux que celui du pétrole brut. Trouver des navires ou des acheteurs pour transporter et importer du brut russe n’a en effet pas été particulièrement problématique.

L'UE a compensé ses achats de gaz russe par du GNL russe

Les pays européens continuent de faire le plein d’énergies d’origine russe. La rareté de l’offre mondiale et la faible substituabilité du gaz laissent peu d’options aux consommateurs. Dans le même temps, les négociants s’emparent du diesel russe avant l’interdiction du 5 février car là aussi, les sources alternatives sont limitées.

Une flotte fantôme prospère à l'ombre des sanctions russes

Á l’approche de l’entrée en vigueur des sanctions internationales frappant le brut russe, un marché s’organise dans l’ombre pour transporter le pétrole sous embargo à compter du 5 décembre. Le courtier maritime français BRS estime à un millier d’unités la flotte prête à opérer illégalement.

La Russie lance son nouveau brise-glace à propulsion nucléaire

Le nouveau fleuron de la flotte russe, le troisième de la série, s’inscrit dans la grande ambition de la Russie, seul constructeur et opérateur de brise-glace nucléaires au monde, de faire passer ses flux énergétiques par la Route maritime du nord. Avant la guerre en Ukraine, la Russie ambitionnait d’exporter plus de 80 Mt par l’Arctique, dont 47 Mt de gaz naturel. Les sanctions occidentales, qui l’obligent à réorienter ses flux, devraient accélérer le processus.

Ukraine/Russie : l'accord céréalier reconduit pour 120 jours

Après des semaines de négociations, l'accord, qui a instauré des couloirs maritimes sécurisés à partir des ports ukrainiens d'Odessa, Pivdenny et Tchernomorsk pour permettre le transit sécurisé de céréales et denrées agricoles par la mer Noire, a été prolongé de 120 jours, a annoncé le 17 novembre le ministre ukrainien des Infrastructures.

Doutes et fébrilité sur le plafonnement du pétrole russe

À quelques jours de l’entrée en vigueur de deux réglementations qui vont provoquer le plus grand déroutement de flux pétroliers jamais observé, les questions sont loin d’être épuisées. Les assureurs, notamment, attendent toujours les détails quant à la mise en œuvre des nouvelles règles. Les risques de contournement et de falsifications des connaissements sont nombreux, alertent-ils, attendant des garanties.

Un FSRU opérationnel en Finlande en décembre

Le maillage européen en unités flottantes de stockage et de regazéification de GNL, solution d’importation rapide du gaz, se poursuit. L’opérateur américain Excelerate assure que le FSRU Exemplar entrera en service en Finlande en décembre.

Contraction des échanges mondiaux de blé et de maïs

Le Conseil international des céréales prévoit une contraction des échanges mondiaux de blé et de maïs pour la campagne 2022-2023, qui devrait à nouveau être marquée par des incertitudes sur les exportations depuis la mer Noire, en raison du conflit en Ukraine. Les expéditions françaises ont connu un bon début de campagne, grâce aux achats algériens et tunisiens et malgré la baisse des importations chinoises.

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