Conteneurs : Phénoménal

En une seule année, qui ne ressemble à aucune autre, il s’est passé tant et tellement de choses qu’il y aurait la matière pour tenir en une décennie. Pendant 365 jours, d’une fulgurance éreintante, le transport maritime a été placé en orbite géostationnaire et aux premières lueurs de 2022, il n’a toujours pas retrouvé son axe de gravité. La demande de transport a été sans pitié et ne manifeste pas le moindre signe d’essoufflement, ou si peu, alors que...

La consommation se tasse en Europe mais pas outre-Atlantique

Alors que le commerce de détail de l'Union européenne stagne, selon le BIMCO, les importations conteneurisées ont établi un nouveau record mensuel dans les ports américains en mars. Les détaillants sont incités à stocker avant que l'inflation ne renchérisse les coûts, indiquent les économistes. Les dépenses de consommation augmentent plus rapidement que la croissance des revenus, peut-être aussi en anticipation de la hausse prévue des prix.

Les taux de fret à la croisée des chemins

Entre accalmie passagère et désescalade durable, les taux de fret sont en repli manifeste là où ils ne s’étaient jusqu’à présent pas enrayés. Il reflète la faiblesse des fondamentaux du commerce international mais les analystes restent prudents dans leur interprétation. D’autant qu’ils ne semblent pas s’accorder sur les données. Pour autant, le gouffre béant entre le spot et le long terme se rétracte.

Pourquoi le fret pétrolier reste-t-il durablement au plancher ?

Les tarifs d’affrètement des grands pétroliers restent au plancher en dépit d’un risque géopolitique historiquement élevé, qui est d’ordinaire profitable au transport maritime de pétrole. Les taux des navires-citernes ne se sont toujours pas remis de la pandémie depuis plus de dix-huit mois. La dynamique des flux mondiaux de pétrole est réputée complexe. Mais la situation actuelle est particulièrement intriquée.

FMI : Les taux de fret vont contribuer à l'inflation jusqu'à la fin de l'année

Après l’OCDE, les économistes du FMI se sont penchés sur les impacts des taux de fret sur l’inflation. Ils ont scruté les données de 143 pays au cours des trente dernières années pour contextualiser le phénomène et faire ressortir les mécanismes à l'œuvre. Les tarifs du transport maritime opèrent très rapidement sur les prix des marchandises importées et les coûts de production. Mais l’impact se propage lentement jusqu’à son pic après 12 mois. Les effets à la pompe perçus suite à une montée des prix mondiaux du pétrole agissent dans un espace-temps beaucoup plus contraint.

Xeneta : surprime pour transporter un conteneur vers le Royaume-Uni

Pour transporter un conteneur depuis l’Asie vers un des ports britanniques, le chargeur doit payer près de 1 000 $ de plus que vers un port nord-européen. La vie est plus onéreuse dans un monde post-Brexit. Si historiquement, les taux de fret depuis l’Asie vers les principaux ports britanniques et d'Europe du Nord ont été sensiblement alignés, cela n’a pas été le cas en 2021, année de concrétisation du Brexit. Dans un monde où le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’Union européenne...

Xeneta : surprime pour transporter un conteneur vers le Royaume-Uni

Pour transporter un conteneur depuis l’Asie vers un des ports britanniques, le chargeur doit payer près de 1 000 $ de plus que vers un port nord-européen. La vie est plus onéreuse dans un monde post-Brexit. Si historiquement, les taux de fret depuis l’Asie vers les...

Le point sur les perturbations maritimes et portuaires

L'année 2022 a commencé comme 2021 s'était achevée. La congestion portuaire, l’accumulation des navires au large, la faible rotation des conteneurs et la fermeté des taux de fret semblent avoir signé pour un nouveau contrat de travail en ce début d’année.

Les taux de fret renouent avec les pics sur certaines routes

Les départs de foyers épidémiques se multiplient dans l’environnement des plus grands ports chinois, tels Ningbo, Tianjin ou Shenzhen. Pour l’heure, ils n’ont pas de portée directe sur les opérations portuaires mais contraignent les accès routiers, perturbent les services de transport et engendrent des retards dans un pays où les niveaux de congestion portuaire sont déjà élevés.

Conteneur : statu quo ou nœud gordien en 2022 ?

Le conteneur est en surchauffe au niveau mondial depuis un an. Effets de cascade infernal. Plus personne n’ignore le niveau élevé d’interconnexion du secteur. Que le problème soit maritime ou portuaire, stabilité et prévisibilité vont se monnayer chèrement.

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