Reefer : les taux de fret à long terme et spot s'alignent

Avec 5 850 $ par conteneur frigorifique de 40 pieds enregistré le 15 mai, les taux à long terme de la côte ouest des États-Unis vers l’Asie ont franchi un seuil historique. Ils ont augmenté en moyenne de près de 2 000 $ en avril, date d’échéance des contrats négociés l’an dernier.

La demande future en carburants maritimes verts sera énergivore

Présentée lors de la Conférence mondiale des ports à Vancouver le 18 mai, l’étude de la Chambre internationale de la marine marchande estime que les besoins en carburants à émissions nulles du transport maritime nécessiteront une augmentation de l'électricité verte de l’ordre de 3 000 TWh. Mais les apports de l’étude sont ailleurs. D'ici 2050, le transport maritime ne sera pas seulement un consommateur de carburants verts, il sera l’option la plus économique pour les transporter. D’autant que les principaux pays importateurs seront localisés au Sud.

Neoline doit décaler la mise à chantier de son roulier à voile

La société nantaise, qui avait prévu de lancer cet été la construction de son premier roulier avec la voile en propulsion initiale, doit la reporter à l’automne. La décision de Sogestran de se retirer de son capital contraint l’armateur à se donner du jeu pour finaliser les négociations contractuelles en cours avec un autre investisseur. Aucun aléa n’aura été épargné à cette entreprise qui défend un concept de rupture.

Euronav : échec de la famille Saverys pour empêcher la fusion avec Frontline

La famille Saverys, qui contrôle la Compagnie maritime belge (CMB), a échoué lors de l’assemblée générale annuelle d’Euronav le 19 mai à imposer ses trois candidats au sein du conseil de surveillance. En se rangeant derrière les profils présentés par la direction générale, les actionnaires ont manifesté leur soutien au projet de fusion entre les deux géants du transport de pétrole, Euronav et Frontline, dont le magnat John Fredriksen est actionnaire.

La demande inédite de nouveaux navires met sous tension la construction navale

Les grands acteurs de la construction navale mondiale n’ont plus de créneaux disponibles pour absorber des constructions supplémentaires pendant au moins deux ans. Le phénomène fait le lit de chantiers de taille moyenne dont certains viennent d’enregistrer leurs premiers porte-conteneurs. Paradoxalement, la demande est au plus haut alors que les coûts de construction flambent.

CMA CGM au capital d'Air France-KLM

Les deux mastodontes du fret aérien et maritime créent la surprise en annonçant un partenariat de partage de capacités et de réseaux qui va se traduire par une entrée de CMA CGM au capital du groupe de transport aérien jusqu'à 9 %. Le troisième armateur mondial de porte-conteneurs deviendrait alors le quatrième actionnaire de la compagnie tricolore en cours de recapitalisation. La compagnie marseillaise donne de l’épaisseur à sa toute jeune CMA CGM Air Cargo.

Le Parlement européen vote en faveur de paramètres critères clés pour la décarbonation du transport maritime

La commission Environnement du Parlement européen, réunie en sessions depuis lundi pour examiner quelques textes clés de la future politique climatique de l’UE, a voté à une large majorité en faveur de deux des principales mesures défendues par les armateurs européens. À savoir le partage de responsabilités entre le propriétaire et l’affréteur et l'allocation des revenus générés par les ventes de quotas pour financer la décarbonation du secteur.

Sanctions européennes : la date butoir concernant Sovcomflot a expiré

Les sanctions européennes fixaient au 15 mai la date limite pour mettre fin aux relations commerciales avec la compagnie russe de transport de pétrole. Dépouillée de la couverture d’assurance pour ses navires, privée de sociétés de classification, limitée dans ses transactions financières, détentrice d’une dette auprès de banques occidentales, Sovcomflot a entamé la vente d'une partie de ses actifs.​

Conteneur : ces données qui annoncent le ralentissement

En dépit de la persistance du variant Omicron, l'économie mondiale avait bien démarré l’année avant que la situation ne se détériore en raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie fin février puis des confinements qui se sont propagés aux mégapoles portuaires. Si la conjoncture du premier trimestre n’en porte pas encore complètement les traces, les indicateurs du ralentissement étaient bien ancrés. Ils se sont radicalement confirmés depuis.

Céréales : les ports et les marchés s'organisent pour pallier la mer Noire

L’Inde, qui a l’avantage d’être à cette période de l’année le seul fournisseur de blé au monde, s'affirme en l’absence de la première zone d’exportation mondiale pour les céréales. En avril, le continent a exporté 1,4 Mt de blé contre à peine 240 000 t il y a un an. Toutefois, les chargements ukrainiens, notamment de maïs, s’organisent en passant par Constanta en Roumanie et Varna en Bulgarie.

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