Le Parlement européen vote en faveur de paramètres critères clés pour la décarbonation du transport maritime

La commission Environnement du Parlement européen, réunie en sessions depuis lundi pour examiner quelques textes clés de la future politique climatique de l’UE, a voté à une large majorité en faveur de deux des principales mesures défendues par les armateurs européens. À savoir le partage de responsabilités entre le propriétaire et l’affréteur et l'allocation des revenus générés par les ventes de quotas pour financer la décarbonation du secteur.

Un rallye mondial pour trouver du charbon

Il avait été le grand gagnant fossile de l’année 2021, notamment grâce à la flambée des cours du gaz. Le charbon est devenu, depuis le bannissement de l’origine russe, une denrée extrêmement recherchée. Au Japon, en Corée du Sud mais aussi en Chine, c’est une véritable ruée sur les approvisionnements mondiaux. Les panamax et les capesize pourraient bien se régaler si la Chine et l’Inde, les deux plus grands importateurs mondiaux, ne poussent pas davantage leur production nationale. Une tendance déjà bien amorcée.

Les saisies de yachts se poursuivent

Les autorités espagnoles ont multiplié les confiscations de yachts soupçonnés d’appartenir à des intérêts russes visés par les sanctions internationales. Sergey Chemezov, Alexander Mikheev, Igor Sechin, Alisher Usmanov, Alexey Mordashov, Gennady Timchenko, Andrey Melnichenko, tous à la tête d’entreprises d’État, sont identifiés comme les propriétaires. Pour Igor Sechin, PDG de la compagnie pétrolière Rosneft, c’est le deuxième yacht saisi avec celui opéré par les Douanes françaises. Ces navires sont dans un statut de « détenus » pour l'instant.

Crise russo-ukrainienne : environnement extrêmement mouvant pour le transport maritime

Depuis le début du conflit, les flux maritimes tentent de s’adapter, les navires pris entre deux eaux lorsque tombent les nouvelles sanctions. Les zones à haut risques ont été élargies. Les primes d’assurance flambent. Le détournement des navires fait pression sur certains ports européens. En interdisant les importations de pétrole russe, Washington force Bruxelles à aller plus loin à la veille d’une rencontre au sommet les 10 et 11 mars à Versailles entre les 27 chefs d’État ou de gouvernement.

L'Allemagne envisage de construire deux terminaux GNL 

Pour s’affranchir de sa dépendance au gaz russe, devenu critique dans un contexte de guerre, l’Allemagne sort les grands moyens. Elle va allouer dans les plus brefs délais une enveloppe de 1,5 Md€ à son approvisionnement et a annoncé la construction de deux terminaux GNL à Brunsbüttel et Wilhelmshaven.

Xeneta : surprime pour transporter un conteneur vers le Royaume-Uni

Pour transporter un conteneur depuis l’Asie vers un des ports britanniques, le chargeur doit payer près de 1 000 $ de plus que vers un port nord-européen. La vie est plus onéreuse dans un monde post-Brexit. Si historiquement, les taux de fret depuis l’Asie vers les principaux ports britanniques et d'Europe du Nord ont été sensiblement alignés, cela n’a pas été le cas en 2021, année de concrétisation du Brexit. Dans un monde où le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’Union européenne...

Crise russo-ukrainienne : le transport maritime dans l'attente des sanctions

Dans la confusion et la précipitation, sans savoir comment la situation va évoluer dans les ports, le secteur a pris ses premières dispositions. Suspension d’escales, fermeture des terminaux alors que la navigation devient difficile dans la mer d’Azoz et la mer Noire et que des pétroliers ont été pris pour cibles par des missiles. Les indicateurs du marché réagissent dans l'excès.…

Xeneta : surprime pour transporter un conteneur vers le Royaume-Uni

Pour transporter un conteneur depuis l’Asie vers un des ports britanniques, le chargeur doit payer près de 1 000 $ de plus que vers un port nord-européen. La vie est plus onéreuse dans un monde post-Brexit. Si historiquement, les taux de fret depuis l’Asie vers les...

Quels risques pour les navires transitant dans les eaux ukrainiennes et russes ?

Les tensions entre l’Ukraine, l’UE et les États-Unis avec la Russie, hypothèquent de nombreuses matières premières et menacent les équilibres mondiaux des flux maritimes. Le spectre des sanctions internationales est une source d’inquiétudes pour les approvisionnements mais aussi pour la navigation. Le 15 février, le Joint War Committee (JWC), Conseil des risques de guerre du secteur de l'assurance, a ajouté les eaux ukrainiennes et russes de la mer Noire et de la mer d'Azov à la liste des zones à haut risques.

Transport & Environment : « D'ici à 2030, un quart du trafic maritime européen sera assuré par des navires au GNL »

L'ONG n'en est pas à son premier argument. La politique climatique européenne à peine présentée – et notamment la directive sur les carburants FuelUE maritime –, elle avait déjà vertement critiqué le fait que le GNL soit considéré comme un carburant maritime vert de transition. Dans une nouvelle étude, elle revient à la charge, estimant qu’en l’état, la copie européenne fixe les combustibles fossiles au lieu de dérouler le tapis vert aux carburants durables.

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